Le Royaume-Uni échoue à bloquer la contestation de l’interdiction de Palestine Action
Le gouvernement a interdit en juillet Palestine Action, qu'il a qualifié d'organisation terroriste, après que le groupe est entré dans une base de la RAF et a endommagé deux avions

Le gouvernement britannique n’est pas parvenu à empêcher le cofondateur du groupe militant pro-palestinien et anti-Israël Palestine Action de contester devant les tribunaux l’interdiction de son organisation en vertu des lois antiterroristes.
Huda Ammori, qui a contribué à la création de Palestine Action en 2020, a en effet été autorisé à contester l’interdiction du groupe. Son affaire sera donc examinée le mois prochain.
Le ministère britannique de l’Intérieur a demandé à la Cour d’appel d’annuler cette décision, et de statuer que toute contestation de cette interdiction devait être portée devant un tribunal spécialisé.
Mais la juge Sue Carr a rejeté l’appel du ministère de l’Intérieur, estimant pour sa part que l’affaire Ammori relevait bien de la compétence de la Haute Cour.
Le gouvernement a interdit en juillet le groupe Palestine Action, qu’il a qualifié d’organisation terroriste. Adhérer au groupe est donc désormais passible d’une peine maximale de 14 ans d’emprisonnement.
Plus de 1 000 personnes ont depuis été arrêtées pour avoir brandi des pancartes de soutien au groupe. Plus d’une centaine ont par ailleurs été inculpées.
L’interdiction du groupe Palestine Action est intervenue un mois après que certains de ses membres ont fait irruption dans la base aérienne de la RAF de Brize Norton, où ils ont endommagé deux avions. Quatre membres de l’organisation avaient alors été inculpés.







