Le Shin Bet parle « en douceur » avec les extrémistes pour éviter les représailles
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Le Shin Bet parle « en douceur » avec les extrémistes pour éviter les représailles

Un responsable de la Défense ne se dit pas préoccupé par les représailles des extrémistes juifs après les attentats terroristes qui ont tué Raziel Shevach et Itamar Ben-Gal

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Illustrations : Des jeunes qui soutiennent les implantations brûlent des pneus à Jérusalem en 2012 pour protester contre la démolition d'un avant-poste. (Abir Sultan/ Flash90)
Illustrations : Des jeunes qui soutiennent les implantations brûlent des pneus à Jérusalem en 2012 pour protester contre la démolition d'un avant-poste. (Abir Sultan/ Flash90)

Dans un effort pour calmer les tensions croissantes, l’agence de sécurité Shin Bet entame des « conversations douces » avec des militants d’extrême droite qui exigent une réponse militaire plus sévère aux attaques terroristes palestiniennes qui ont tué deux rabbins de Cisjordanie en un mois.

Un responsable de la défense a déclaré qu’en dépit de la récente recrudescence de la violence palestinienne et des appels israéliens à la « vengeance », il n’y avait pas d’inquiétude particulière à avoir concernant de prochaines attaques violentes de la part des résidents des implantations.

« Cependant, nous avons des conversations sereines avec des militants pour essayer d’atténuer les flammes et apaiser les tensions », a déclaré le responsable au Times of Israel, ajoutant que ce dialogue se déroule en consultation avec les services sociaux.

« Ce n’est pas le moment de lancer des actions contre les ‘prix à payer' », a-t-il dit, se référant aux violences perpétrées par les extrémistes juifs en représailles pour des actions et des politiques contre les implantations.

« Nous leur rappelons de ne pas rendre justice eux-mêmes », a ajouté le fonctionnaire.

Un Palestinien reçoit des soins médicaux de la part des soldats israéliens après avoir reçu une pierre jetée par des habitants d’implantation à la tête, près de l’entrée de Naplouse, le 5 février 2018 (Autorisation)

Plus d’une dizaine de militants d’extrême-droite ont été arrêtés lors de manifestations organisées dans toute la Cisjordanie à la suite du meurtre d’Itamar Ben-Gal survenu lundi.

Les manifestants ont bloqué les routes et la circulation des Palestiniens près de Naplouse et de Ramallah, réclamant que l’armée rétablisse des postes de contrôle à l’entrée de ces villes.

Lors d’une de ces manifestations, mardi, des manifestants ont lancé des pierres contre des voitures palestiniennes, blessant modérément un passager.

Certains détracteurs ont accusé les agences de sécurité israéliennes de manipuler les extrémistes d’extrême droite avec des pincettes en comparaison à la façon dont ils traitent les Palestiniens.

Tzvi Succot, qui dirige l’organisation d’extrême-droite Otzma Yehudit qui a organisé de nombreuses manifestations, faisait partie des personnes arrêtées lundi, quelques heures après l’assassinat de Ben-Gal.

Lors des funérailles de Raziel Shevach le mois dernier, des dizaines de personnes en deuil ont interrompu l’éloge funèbre du ministre de l’Éducation Naftali Bennett par des appels à la « vengeance ».

Le chef du parti HaBayit HaYehudi, a tenté de calmer la foule en disant que « la seule vengeance est de continuer à construire. »

Les attaques de représailles vont du graffiti et des jets de pierres à des incidents meurtriers, comme l’assassinat de l’adolescent de Jérusalem-Est Muhammed Abu Khdeir en 2014 mené par un trio de terroristes juifs – dont la sentence a été confirmée jeudi par la Cour suprême israélienne – en représailles au meurtre de trois adolescents israéliens.

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