Le sort de la radio militaire reste encore inconnu
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Le sort de la radio militaire reste encore inconnu

Les questions de la complexité de l'intégration de la station et de la nécessité de la mise en place d'une législation doivent être étudiées avant que l'armée ne se sépare de sa fréquence

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un studio de la Radio de l'armée, le 4 février 2016. Illustration. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Un studio de la Radio de l'armée, le 4 février 2016. Illustration. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a affirmé dimanche qu’il retirait son projet consistant à déplacer la radio de l’armée dans son ministère.

Le mois dernier, Liberman avait annoncé que la célèbre station de radio et Galgalatz, sa fréquence jumelle axée sur la musique ne seraient plus subordonnées à l’armée israélienne mais deviendraient une entité affiliée au ministère de la Défense.

Cette restructuration organisationnelle a été interrompue dimanche, après une discussion entre Liberman et le procureur général Avichai Mandelblit.

La radio de l’armée, connue sous son nom hébraïque Galei Tzahal, est menacée depuis des années, parce que l’armée cherche à se rationaliser.

« L’armée estime qu’il ne faut pas la fermer, mais qu’elle ne doit pas faire partie de l’armée israélienne. L’armée n’a pas besoin d’avoir un média. C’est au gouvernement de décider où la station de radio doit être hébergée », avait déclaré un responsable de l’armée en novembre 2015 au Times of Israel.

L’intégration de la radio militaire au ministère de la Défense a suscité une certaine réticence, notamment de la part de l’Organisation des employés de l’armée, qui a promis de se battre contre le transfert de cette entité. L’organisation estime que cette décision a été prise sans qu’elle ne soit consultée.

Le ministère n’a pas imputé l’échec du transfert à l’Organisation des employés de l’armée, mais a affirmé que des questions relatives à « l’indépendance de la station en tant qu’organe de radiodiffusion public, la complexité de l’intégration de la station au ministère de la Défense, et la nécessité de mettre en place une législation pour réguler le transfert » doivent encore être étudiées.

À la lumière de ces difficultés, le ministère à interrompu le transfert jusqu’à nouvel ordre.

La radio militaire à commencé en 1950 et s’est substituée aux diffusions de la Haganah, avant la création de l’État d’Israël.

Cette station de radio a été un terrain propice pour certains des plus célèbres journalistes du pays, dont Ilana Dayan, Yonit Levy et Nitzan Horowitz.

Le mois dernier, une DJ de Galgalatz a été renvoyée après avoir manifesté son soutien à un homme qui avait tué un agent de police dans l’opération qui consistait à raser le village d’Umm al-Hiran. L’on ne sait toujours pas si cette affaire correspond à une attaque.

En juillet, la radio militaire a également fait des étincelles après qu’un extrait du poète palestinien Mahmoud Darwish a été diffusé dans le cadre d’un programme de « textes israéliens fondamentaux ».

« C’est assez problématique que le travail d’un homme qui a écrit des textes anti-sionistes utilisés pour alimenter le terrorisme contre Israël soit inclus dans un programme de la radio militaire aux côtés de ‘Jérusalem d’Or’ », une chanson classique de 1967 de Naomi Shemer, avait déclaré Liberman.

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