Le superviseur des élections ne veut pas s’occuper d’un troisième scrutin
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Le superviseur des élections ne veut pas s’occuper d’un troisième scrutin

"Aucune chance", assure le juge de la Cour suprême, Hanan Melcer après avoir chapeauté les élections d'avril et septembre à la tête de la Commission centrale électorale

Le président Reuven Rivlin (droite) reçoit les résultat officiels des élections de la 22ème Knesset des mains du Juge de la Cour suprême Hanan Melcer, le chef de la Commission centrale électorale, à sa résidence officielle à Jérusalem le 25 septembre 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le président Reuven Rivlin (droite) reçoit les résultat officiels des élections de la 22ème Knesset des mains du Juge de la Cour suprême Hanan Melcer, le chef de la Commission centrale électorale, à sa résidence officielle à Jérusalem le 25 septembre 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le juge de la Cour suprême Hanan Melcer a déclaré jeudi qu’il n’y avait « aucune chance » qu’il dirige de nouveau la Commission centrale électorale si les Israéliens devaient retourner aux urnes pour la troisième fois en moins d’un an.

En tant que président de la commission, Hanan Melcer a supervisé les scrutins d’avril et de septembre, qui se sont avérés tous les deux sans résultats concluants, et a joué un rôle d’arbitre dans les accusations de fraude électorale et les demandes de disqualification de candidats.

Plusieurs hauts responsables politiques ont fait part de leur rejet de possibles nouvelles élections, mais un gouvernement n’ayant toujours pas été formé, la probabilité d’un troisième scrutin s’accroît jour après jour.

« En cas de troisièmes élections, il n’y a aucune chance pour que j’en prenne les commandes. Je recommande à celui ou celle qui veut le faire d’être courageux et de bien prendre en compte qu’il ou elle ne sera pas populaire », a ainsi été cité Hanan Melcer par la Treizième chaîne lors d’une conférence juridique à Haïfa.

En vertu de la législation israélienne, le chef de la Commission centrale électorale est un membre de la Cour suprême désigné par les autres juges. Aucun d’entre eux n’a d’ailleurs exprimé son désir de prendre la relève.

A titre d’illustration : Un homme vote dans un bureau de vote à Jérusalem lors des élections à la Knesset, le 17 septembre 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Lorsqu’il était en charge, la plus grande partie de son mandat a été dominée par les allégations formulées par le Likud de Benjamin Netanyahu de fraude électorale massive dans les villes et régions à majorité arabe lors du scrutin d’avril. Ces accusations, non étayées par des preuves, ont été perçues comme une tentative de dynamiser le vote pour le Likud, qui a également réclamé que le règlement autorise des militants du parti à filmer à l’intérieur de bureaux de vote.

L’enquête ouverte par la police n’a permis de trouver que peu de cas de fraudes, et certains ont même profité au Likud lui-même ou au parti ultra-orthodoxe Shas.

À la suite du scrutin de septembre, Hanan Melcer a appelé le procureur général et le chef de la police d’envisager d’ouvrir des enquêtes sur des soupçons de fraude électorale dans 30 bureaux de vote.

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