Le Palestinien suspecté de terrorisme, blessé en prison, a repris conscience
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Le Palestinien suspecté de terrorisme, blessé en prison, a repris conscience

L'interrogatoire de Samer Arbid, membre du FPLP, accusé d'être à la tête d'une cellule ayant assassiné une ado israélienne, devrait reprendre après son hospitalisation

Samer Arbid, suspecté d'être le chef d'une cellule terroriste qui serait derrière l'attaque à la bombe ayant tué l'adolescente israélienne Rina Shnerb en août 2019, dans une photographie non datée. (Twitter)
Samer Arbid, suspecté d'être le chef d'une cellule terroriste qui serait derrière l'attaque à la bombe ayant tué l'adolescente israélienne Rina Shnerb en août 2019, dans une photographie non datée. (Twitter)

Un Palestinien soupçonné de terrorisme qui avait été hospitalisé dans un état grave après un interrogatoire des services de sécurité du Shin Bet est sorti du coma mercredi, après près de deux semaines, ont indiqué les médias israéliens.

L’interrogatoire de Samer Arbid, chef présumé d’une cellule terroriste qui aurait été à l’origine d’un attentat à la bombe, au mois d’août, au cours duquel une adolescente avait été tuée, devrait rapidement reprendre.

Au début du mois, l’avocat d’Arbid, Mahmoud Hassan avait déclaré devant la cour militaire d’Ofer que son client avait subi « de graves tortures » alors qu’il se trouvait en détention, ce qui lui avait valu d’être évacué vers l’hôpital Hadassah Mont Scopus de Jérusalem grièvement blessé, avec notamment des côtes cassées et un diagnostic d’insuffisance rénale.

Hassan a demandé à ce qu’Arbid soit libéré en raison de ses blessures, une demande qui a été refusée par le tribunal.

Les forces de sécurité israéliennes avaient initialement arrêté Arbid, un membre du groupe terroriste du Front populaire de libération de la Palestine [FPLP], près de Ramallah au début du mois de septembre pour avoir planifié un attentat à la bombe perpétré en Cisjordanie en août qui avait tué Rina Shnerb, une adolescente israélienne, mais elles l’avaient libéré peu après par manque de preuves.

Rina Shnerb, 17 ans, a été tuée dans un attentat terroriste en Cisjordanie le 23 août 2019. (Autorisation de la famille)

Cet homme de 44 ans avait été à nouveau arrêté à la fin du même mois et, selon des sources de sécurité, le Shin Bet a reçu l’autorisation d’employer des « moyens extraordinaires » pendant son interrogatoire. Ces mesures peuvent comprendre des passages à tabac, le fait de forcer les détenus à adopter des positions inconfortables, un manque de sommeil, le fait de les menotter et de les soumettre à des températures extrêmes.

Cela est généralement permis dans les affaires de « scénario de bombe à retardement » où l’on pense que le suspect pourrait fournir aux forces de sécurité des informations qui pourraient empêcher une attaque imminente.

Arbid avait été admis à Hadassah dans un état critique. Ses avocats avaient dit qu’il était en bonne santé lors de son arrestation, quelques jours auparavant.

Le service de sécurité du Shin Bet avait confirmé par la suite qu’Arbid avait été emmené à l’hôpital, disant seulement qu’il « ne se sentait pas bien » pendant son interrogatoire.

Selon des informations non confirmées parues dans des médias israéliens, Arbid, qui n’avait pas nié les allégations portées contre lui, a eu un problème cardiaque pendant l’interrogatoire.

La Treizième chaîne avait rapporté que les autorités israéliennes soupçonnaient qu’Arbid n’avait pas été blessé pendant son interrogatoire, mais lors de son arrestation la semaine dernière dans la banlieue de Ramallah, à Al Bireh, qui avait été « très violente ».

Le groupe de défense des prisonniers palestiniens Addameer avait déclaré qu’Arbid avait été « sauvagement battu » par les forces de sécurité israéliennes qui l’avaient arrêté et que les enquêteurs du Shin Bet avaient « continué à utiliser la torture et les mauvais traitements » après coup.

L’Autorité palestinienne avait lancé un appel à l’aide international, clamant qu’Arbid avait été « gravement torturé » par l’Etat juif en violation de la convention de Genève.

Le ministère de la Justice avait lancé une enquête sur les blessures d’Arbid, en particulier sur le degré de brutalité et sur les tactiques utilisées par les interrogateurs du Shin Bet.

Le Président Reuven Rivlin rend visite au Rabbin Eitan Shnerb, dont la fille Rina a été tuée dans un attentat terroriste en Cisjordanie, et à son fils Dvir à l’hôpital Hadassah Ein Kerem à Jérusalem, le 26 août 2019. (Mark Neiman/GPO)

Le 23 août, un engin explosif artisanal avait été placé à proximité de la piscine naturelle de Bubin, dans le centre de la Cisjordanie, et actionné par les terroristes lorsque la famille Shnerb, originaire de Lod, dans le centre d’Israël, était arrivée sur le site. La mort de Rina Shnerb avait été prononcée sur les lieux de l’attaque et son père Eitan ainsi que son frère Dvir, 19 ans, avaient été évacués à l’hôpital, blessés dans l’explosion.

D’autres suspects arrêtés à la suite de cet attentat meurtrier, Qassem a-Karim Rajah Shibli et Yasan Hasin Hasin Hasni Majamas, ont été incarcérés dans des prisons israéliennes par le passé pour leur implication dans des activités terroristes, a noté le service de sécurité.

Le Shin Bet a également arrêté Nizam Sami Yousef Ulad Mahmoud, 21 ans, qui est soupçonné d’être un membre de la cellule d’Arbid. Il est membre du groupe d’étudiants du FPLP à l’Université Bir Zeit en Cisjordanie.

Le Shin Bet a indiqué qu’il était toujours à la recherche d’autres membres de la cellule terroriste.

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