Le Technion met à disposition des chercheurs une imprimante 3D pour tissus
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Le Technion met à disposition des chercheurs une imprimante 3D pour tissus

L'impression de biomatériaux permet de faciliter le développement de tissus complexes et d'améliorer leur intégration dans les organes humains

L'imprimante 3D qui permet d'imprimer des biomatériaux, d'une oreille à un vaisseau sanguin, au Technion, à Haïfa. (Crédit : Nitzan Zohar, bureau du porte-parole du Technion)
L'imprimante 3D qui permet d'imprimer des biomatériaux, d'une oreille à un vaisseau sanguin, au Technion, à Haïfa. (Crédit : Nitzan Zohar, bureau du porte-parole du Technion)

Un centre d’impression de cellules, de tissus et d’organes en 3D a ouvert ses portes au Technion, l’Institut israélien de technologie de Haïfa, pour permettre aux chercheurs d’imprimer des tissus complexes et d’améliorer leur intégration dans les organes humains, a déclaré l’université.

Le 3-D Bio-Printing Center for Cell and Biomaterials fait partie de la faculté d’ingénierie biomédicale et permettra « d’emmener la recherche en ingénierie tissulaire du Technion vers de nouveaux horizons », a déclaré la doyenne de la faculté Shulamit Levenberg, qui supervise le centre, dans un communiqué.

L’ingénierie tissulaire a permis de « progresser de façon vertigineuse ces dernières années ». C’est un ensemble des techniques faisant appel aux principes et aux méthodes de l’ingénierie et de la culture cellulaire afin de développer des substituts biologiques pouvant restaurer, maintenir ou améliorer les fonctions des tissus.

Les chercheurs du Technion ont travaillé au développement des tissus contenant des vaisseaux sanguins qui se relient rapidement aux vaisseaux sanguins du patient, fabriqué une nouvelle oreille, créé des structures pour réparer lésions médullaires, a expliqué Levenberg dans une interview téléphonique. Ces structures sont généralement faites à base de biomatériaux polymériques qui offrent un soutien structurel à l’attachement des cellules.

L’introduction de cette imprimante 3D permettra « d’emmener les chercheurs à un niveau supérieur », a ajouté Levenberg, en leur permettant d’imprimer des cellules et des biomatériaux pour former des structures de tissus complexes.

Le centre est équipé d’une imprimante innovante qui permet l’impression de structures en 3 dimensions et de cellules qui grandissent au sein du tissu.

L’imprimante, équipée de plusieurs têtes d’impression, peut traduire les informations obtenues par tomodensitométrie, par exemple la forme d’une oreille, en un tissu en trois dimensions qui peut être adapté à la zone blessée.

Les chercheurs planchent sur l’ingénierie tissulaire dans le monde entier depuis des années, a-t-elle dit. Les imprimantes 3D permettront d’accélérer le processus de développement et permettront d’imprimer des tissus plus grands, plus complexes et plus personnalisés.

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