Le vice-chancelier allemand compare le parti AfD au nazisme
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Le vice-chancelier allemand compare le parti AfD au nazisme

"Tout ce qu'ils disent, je l'ai déjà entendu [...] de mon propre père, qui a été un nazi jusqu'à son dernier souffle"

Sigmar Gabriel (Crédit : CC-BY DavidG, Wikipedia)
Sigmar Gabriel (Crédit : CC-BY DavidG, Wikipedia)

Le vice-chancelier allemand, le social-démocrate Sigmar Gabriel, a fait dimanche un lien entre les idées du nouveau parti populiste allemand AfD (Alternative für Deutschland) et celles du nazisme.

« C’est un parti, pour qui il s’agit avant tout de promouvoir des idées réactionnaires », a déclaré M. Gabriel au groupe de presse Funke.

« Tout ce qu’ils disent, je l’ai déjà entendu notamment de mon propre père, qui a été un nazi jusqu’à son dernier souffle », a poursuivi le responsable politique.

Créé au départ par des opposants à l’euro, l’AfD est critiqué pour sa dérive droitière et ses saillies anti-islam.

Son vice-président, Alexander Gauland, avait par exemple début juin affirmé que les Allemands appréciaient Jérome Boateng, défenseur noir de l’équipe nationale allemande, « en tant que footballeur, mais ne veulent pas l’avoir comme voisin ». Des propos qui avaient généré un concert de condamnations, sans pour autant empêcher l’AfD de critiquer de nouveau les joueurs d’origine étrangère de la Mannschaft quelques jours plus tard.

Les gens de l’AfD « sont des gens que l’ouverture au monde et le libéralisme de ce pays rebute. Ils veulent revenir à la vieille République d’Allemagne de l’Ouest coincée et renfermée des années 1960 : quand les femmes étaient encore à la maison, les étrangers, les homosexuels et les lesbiennes devaient être invisibles et le soir on chantait des vieilles chansons de la Wehrmacht en buvant une bière. Effrayant », a attaqué Sigmar Gabriel dans son interview aux journaux du groupe Funke.

Profitant des craintes générées chez certains par l’arrivée de plus d’un million de réfugiés en Allemagne, l’AfD a effectué une percée très importante lors de trois récents scrutins régionaux. Le parti de Frauke Petry réfléchit à se rapprocher du Front national au niveau européen.

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