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L’efficacité du vaccin contre une forme grave tombe à 80 % – Étude israélienne

Une étude de l'Université hébraïque indique également que le nombre de cas graves de COVID en Israël pourrait atteindre 400 d'ici la mi-août et préconise de nouvelles restrictions

Le personnel du centre médical Shaare Zedek portant des vêtements de protection déplace des patients vers la nouvelle salle de coronavirus de l'hôpital à Jérusalem, le 7 janvier 2021. (Olivier Fitoussi / Flash90)
Le personnel du centre médical Shaare Zedek portant des vêtements de protection déplace des patients vers la nouvelle salle de coronavirus de l'hôpital à Jérusalem, le 7 janvier 2021. (Olivier Fitoussi / Flash90)

Une étude de l’Université hébraïque de Jérusalem publiée mardi indique que l’efficacité du vaccin Pfizer dans la prévention d’une forme grave de la maladie COVID-19 était tombée à 80 %.

L’étude, qui a été présentée au gouvernement, prévoit également que le nombre de cas graves de COVID-19 en Israël pourrait atteindre 400, contre 145 actuellement, en moins de trois semaines si aucune mesure n’était prise pour freiner les infections.

Plus de 2 000 Israéliens ont été testés positifs au COVID-19 lundi, un chiffre jamais atteint depuis la mi-mars. Le nombre de cas graves a plus que doublé au cours de la semaine dernière.

L’étude de l’Université hébraïque prévient que le nombre de cas graves et de patients sous respirateur avait augmenté à un rythme similaire à celui observé en juillet 2020.

« La vague d’infections de juillet dernier a été stoppée grâce aux restrictions imposées dans la seconde moitié du mois de juillet », ont écrit les chercheurs. « Aucune mesure de ce type n’a été prise cette année, donc aucun arrêt similaire n’est attendu dans un avenir proche. »

L’étude suggère que l’efficacité du vaccin dans la prévention des maladies graves est tombée à 80 % (contre plus de 90 % avant l’apparition du variant Delta hautement contagieux).

Elle indique que les vaccins sont efficaces à 90 % pour prévenir les décès.

« L’efficacité du vaccin est nettement inférieure à celle observée en mars », ont écrit les chercheurs.

Des flacons vides du vaccin Pfizer-BioNTech contre la COVID-19 dans une
boîte pendant une campagne de vaccination à Ebersberg, près de Munich, en Allemagne, le 15 mai 2021. (Crédit : AP Photo/Matthias Schrader)

Des données récentes publiées par le ministère de la Santé montrent que les personnes qui ont été les premières à recevoir leurs deux doses du vaccin Pfizer COVID sont plus susceptibles d’être infectées aujourd’hui, car le vaccin semble perdre de son efficacité protectrice avec le temps.

« Nous avons examiné des dizaines de milliers de personnes testées au mois de juin, ainsi que des données sur le temps écoulé depuis leur deuxième injection, et nous avons constaté que les personnes vaccinées tôt étaient plus susceptibles d’être testées positives », a déclaré la semaine dernière le Dr. Yotam Shenhar, qui a dirigé la recherche, au Times of Israel.

Les données publiées par le ministère de la Santé la semaine dernière suggèrent que les personnes vaccinées en janvier n’avaient plus qu’une protection de 16 % contre l’infection, alors que chez celles vaccinées en avril, l’efficacité était de 75 %.

Les médecins notent que les chiffres peuvent non seulement refléter le temps qui s’est écoulé depuis la vaccination, mais aussi un biais selon lequel ceux qui se sont fait vacciner tôt étaient souvent des personnes souffrant de problèmes de santé et plus sujettes aux infections, comme les personnes âgées.

Certains analystes ont prévenu que les chiffres sur l’efficacité des vaccins sont sujets à d’importantes inexactitudes en raison d’une série de facteurs, notamment les niveaux d’infection parmi les personnes non vaccinées, un chiffre essentiel pour de telles statistiques. Les données britanniques indiquent que les études israéliennes pourraient être exagérées.

Un homme reçoit une troisième dose du vaccin Pfizer-BioNTech contre le coronavirus au centre médical Sheba, le 12 juillet 2021. (Jack Guez/AFP)

Lors d’une visite dans une maison de retraite à Jérusalem mardi, le Premier ministre Naftali Bennett a déclaré qu’Israël pourrait bientôt approuver une troisième injection de rappel contre la COVID.

« Nous sommes au top, croyez-moi », a déclaré Bennett. « Depuis au moins un mois, [nous travaillons sur] des choses qui doivent se concrétiser. Nous sommes très proches. Moins on en parle, plus il y a de chances que ça se fasse. Je suis sur le coup. »

Le Premier ministre n’a pas précisé quelles populations recevraient le rappel, mais de récents articles de presse ont indiqué que les discussions gouvernementales se concentraient sur son administration aux personnes âgées.

Il y a deux semaines, Israël a commencé à administrer une troisième injection de rappel aux personnes dont le système immunitaire est gravement compromis, notamment les greffés et les personnes atteintes de cancers du sang, créant ainsi un précédent mondial.

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