L’Egypte rouvre son passage vers Gaza pour 48 heures
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L’Egypte rouvre son passage vers Gaza pour 48 heures

Après un attentat ayant tué 30 soldats en octobre dans le Sinaï, Le Caire avait fermé le point de passage de Rafah

Le poste-frontière de Rafah, entre le sud de la bande de Gaza et l'Egypte, le 17 juin 2014. Illustration. (Crédit : Abed Rahim/Flash90)
Le poste-frontière de Rafah, entre le sud de la bande de Gaza et l'Egypte, le 17 juin 2014. Illustration. (Crédit : Abed Rahim/Flash90)

L’Egypte a rouvert mardi pour deux jours le point de passage de Rafah, seul accès à la bande de Gaza non contrôlé par Israël, pour la première fois depuis mars, ont annoncé des responsables palestiniens.

Maher Abou Sabha, le directeur des frontières dans la bande de Gaza, a indiqué que cette réouverture était destinée à laisser passer les Gazaouis qui étaient bloqués du côté égyptien de la frontière.

« Je suis allé (en Egypte) le 10 mars pour que mon fils puisse y recevoir des soins ophtalmologiques mais on est ensuite resté bloqué » côté égyptien car « ils ont fermé les frontières », a affirmé à l’AFP Ahmed Al-Hato, un Gazaoui.

Après un attentat ayant tué 30 soldats en octobre dans le Sinaï (est), l’Egypte avait fermé le point de passage de Rafah, imposé un état d’urgence et un couvre-feu dans certaines zones de cette péninsule, et établi une zone tampon le long de la frontière avec Gaza.

Depuis octobre, Le Caire a rouvert à plusieurs reprises pour quelques jours le point de passage.

Les autorités égyptiennes accusent régulièrement des combattants du mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, de se servir des tunnels sous la frontière pour faire passer des armes.

En dépit des mesures prises par Le Caire en octobre, 30 personnes, en grande majorité des soldats, avaient été tuées fin janvier dans des attentats coordonnés dans le nord-Sinaï.

Ces attaques, comme d’autres, ont été revendiquées par le groupe jihadiste égyptien Ansar Beït al-Maqdess, qui a fait allégeance à l’organisation Etat islamique (EI).

La majorité des Palestiniens qui transitent par Rafah sont des étudiants se rendant à l’université en Egypte ou ailleurs, ou des personnes qui ont besoin de soins médicaux.

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