L’Egypte se dit prête à travailler avec Israël pour lutter contre le terrorisme
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L’Egypte se dit prête à travailler avec Israël pour lutter contre le terrorisme

D’après le ministre des Affaires étrangères, la frontière de Gaza ne sera ouverte que de manière à bénéficier au Caire et aux Palestiniens

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry rencontre le ministre des Affaires étrangères égyptien, Sameh Choukri, le 13 septembre 2014, au Caire (Crédit : AFP/ MOHAMED EL-SHAHED)
Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry rencontre le ministre des Affaires étrangères égyptien, Sameh Choukri, le 13 septembre 2014, au Caire (Crédit : AFP/ MOHAMED EL-SHAHED)

L’Egypte est prête à travailler avec tous les membres de la communauté internationale, y compris Israël, pour combattre le terrorisme, a déclaré le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri, mercredi soir.

Prenant la parole lors d’une session des Nations Unies sur le terrorisme, Choukri, interrogé sur la réticence du Caire pour permettre une frontière plus ouverte avec la bande de Gaza, a déclaré que son pays « se penchera sur la question de l’ouverture du passage de Rafah de manière appropriée qui garantirait à la fois les intérêts de l’Egypte et du peuple palestinien à Gaza ».

Il a ajouté qu’Israël demeurerait responsable de Gaza et de l’entrée de marchandises dans l’enclave.

L’Egypte et Israël ont imposé un blocus aérien, maritime et terrestre partiel sur Gaza depuis 2007, destiné à empêcher le Hamas de se réarmer. L’Egypte se bat aussi pour contenir les djihadistes dans la péninsule du Sinaï en Egypte. Ces derniers ont promis allégeance en novembre 2014 à l’État islamique.

Le mois dernier, le chef adjoint du personnel de Tsahal a déclaré qu’Israël assistait à une coopération des services de renseignements « sans précédent » avec l’Egypte et la Jordanie, alors que la lutte contre le groupe Etat islamique demande un travail conjoint plus étroit. « Il y a un sentiment fort dans la région… que nous devons mettre de côté nos animosités passées et nous concentrer sur des intérêts mutuels et travailler ensemble » pour faire face à la menace djihadiste, a déclaré le chef d’état-major, Yair Golan, lors d’une conférence de presse pour les journalistes étrangers.

Il a parlé d’un « niveau de coopération sans précédent », principalement en ce qui concerne les renseignements.

« Mais cela concerne les organismes de défense, et je ne voudrais pas décrire cela comme une sorte de réconciliation entre les peuples », a déclaré Golan. « Mais c’est un bon point de départ, et je suis assez optimiste à ce sujet ».

L’Egypte et la Jordanie sont les seuls pays arabes qui ont signé des traités de paix avec Israël, mais les relations restent délicates, en particulier sur leur soutien aux Palestiniens.

La présidence égyptienne a déclaré lundi que l’Egypte utiliserait son influence à la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU, en mai, pour défendre les intérêts du peuple palestinien.

Cette promesse, faite lors d’entretiens entre le président Abdel-Fattah el-Sissi et le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas, est intervenue après que la France a appelé à une conférence internationale, plus tard ce mois-ci, pour relancer les pourparlers de paix.

Abbas et Sissi ont discuté « des moyens de coordonner les efforts arabes et les mesures qui doivent être prises au sein du Conseil de sécurité des Nations unies » puisque l’Egypte présidera le Conseil au mois de mai pour 6 mois, selon un communiqué.

Les deux dirigeants ont déclaré que les efforts pour résoudre le conflit israélo-palestinien devraient être renforcés, à la lumière des initiatives régionales et internationales, y compris concernant la décision de la France d’accueillir une conférence.

L’AFP a contribué à cet article.

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