L’Egypte veut impliquer les pays arabes dans l’accord nucléaire iranien
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L’Egypte veut impliquer les pays arabes dans l’accord nucléaire iranien

Le Caire appelle les puissances régionales à mettre fin aux politiques "qui nuisent à la sécurité du monde arabe", espérant que les conflits armés ne se développeront pas

Le président américain Donald Trump signe un document rétablissant les sanctions contre l'Iran après avoir annoncé le retrait américain de l'accord nucléaire iranien, dans la salle d'accueil diplomatique de la Maison Blanche à Washington le 8 mai 2018. (AFP / Saul Loeb)
Le président américain Donald Trump signe un document rétablissant les sanctions contre l'Iran après avoir annoncé le retrait américain de l'accord nucléaire iranien, dans la salle d'accueil diplomatique de la Maison Blanche à Washington le 8 mai 2018. (AFP / Saul Loeb)

L’Egypte a déclaré mercredi qu’elle voulait que les pays arabes jouent un rôle dans les décisions sur la modification de l’accord nucléaire avec l’Iran, duquel le président américain Donald Trump s’est retiré la veille.

Dans un communiqué, le ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré qu’il avait suivi de près la décision américaine et qu’il considérait qu’il était nécessaire de préserver « la sécurité et la stabilité de la région ».
L’Égypte a déclaré qu’il était important que toutes les parties arabes concernées participent au dialogue sur la situation future dans la région, en particulier la possibilité de modifier l’accord de 2015, connu sous le nom de Plan global d’action conjoint.

Le Caire a appelé « toutes les puissances régionales, y compris l’Iran, à cesser d’adopter des politiques ou des actions qui nuisent à la sécurité du monde arabe », ajoutant qu’il « espère que les développements actuels n’entraîneront aucun conflit armé dans la région ».

Trump s’est brusquement retiré de l’accord mardi et a réimposé des sanctions sévères contre l’Iran qui entreront en vigueur d’ici six mois.

Alors que les ennemis jurés de l’Iran, Israël et l’Arabie saoudite ont accueilli favorablement la décision de Trump, d’autres signataires de l’accord existant – la Russie, la Chine et l’Union européenne – se sont engagés à s’y tenir.

Le président iranien Hassan Rouhani a accusé Trump de mener une « guerre psychologique » et a déclaré que l’Iran pourrait reprendre l’enrichissement d’uranium « sans limite » mais qu’il discuterait avec d’autres parties concernant l’accord avant d’annoncer une décision.

Le retrait des États-Unis de l’accord s’est produit dans un contexte de tensions croissantes entre Israël et l’Iran au sujet des efforts déployés par l’Iran pour établir une présence militaire en Syrie. Téhéran a déclaré qu’il vengera les frappes aériennes meurtrières contre des cibles en Syrie qui ont été attribuées à Israël. Jérusalem a juré d’empêcher la présence iranienne dans la Syrie voisine, craignant que l’Iran puisse utiliser ses positions pour lancer des attaques à la roquette contre Israël.

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