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L’émir du Qatar à Bagdad pour une visite axée sur l’économie

L'Irak, pays riche en hydrocarbures mais où 1/3 de la population vit dans la pauvreté, cherche à nouer des partenariats pour reconstruire ses infrastructures après 40 ans de guerre

L'émir Sheikh Tamim bin Hamad al-Thani à Londres, le 5 mai 2023. (Crédit : Daniel LEAL / AFP)
L'émir Sheikh Tamim bin Hamad al-Thani à Londres, le 5 mai 2023. (Crédit : Daniel LEAL / AFP)

L’émir du Qatar est arrivé jeudi à Bagdad pour une visite aux « dimensions politiques et économiques », à l’heure où l’Irak s’ouvre de plus en plus à ses partenaires régionaux pour doper son économie et ses infrastructures, mal en point.

Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani a été accueilli à sa descente d’avion à l’aéroport de Bagdad par le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, selon des images retransmises par les chaînes locales.

Les relations entre les deux pays riverains du Golfe ont connu un long froid, notamment à l’époque où l’ex-dictateur Saddam Hussein dirigeait l’Irak, avant de se réchauffer il y a une dizaine d’années.

Aujourd’hui, l’Irak, pays immensément riche en hydrocarbures mais où un tiers de la population vit dans la pauvreté, cherche tous azimuts à nouer des partenariats pour reconstruire ses infrastructures en déliquescence après quatre décennies de guerre.

Des ouvriers de la construction se tiennent sous une grue au sommet d’un immeuble d’habitation inachevé dans la capitale irakienne, Bagdad, le 16 décembre 2022. (Crédit : AHMAD AL-RUBAYE / AFP)

Le Qatar, riche émirat gazier, est un partenaire de choix. Et au cours de la visite de l’émir à Bagdad, les « dossiers économiques occuperont une place prépondérante », a indiqué une source diplomatique irakienne interrogée par l’AFP et qui a requis l’anonymat.

« Nous assisterons à la signature de nombreux protocoles d’accord dans divers secteurs », a prédit ce responsable, sans donner toutefois plus de précisions.

QatarEnergy a accepté d’entrer à hauteur de 25 % dans le GGIP (Gas Growth Integrated Project), un projet à 10 milliards de dollars visant à mieux exploiter les ressources en gaz de l’Irak et améliorer l’approvisionnement en électricité -défaillant  – du pays.

L’entrée de QatarEnergy dans le projet s’est faite sur invitation du français TotalEnergies dont la participation dans le consortium se monte à 45%. L’irakienne Basrah Oil Company complète le trio avec 30%.

Fin mai, le Qatar a aussi participé avec de nombreux autres pays de la région à une conférence à Bagdad où l’Irak a dévoilé un très ambitieux méga-projet de construction d’une route et d’une voie ferrée reliant le Golfe à la frontière turque.

La « Route du développement », évaluée à 17 milliards de dollars par le gouvernement irakien, n’en est qu’au stade embryonnaire, puisque le premier coup de pelle de ce corridor long de 1 200 km n’a pas encore été donné.

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