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L’émissaire jordanien brièvement retenu à l’entrée du mont du Temple

La police affirme que Ghassan Majali ne s'est pas vu refuser l'entrée mais qu'il s'agissait d'un simple contrôle, l'ambassadeur n'ayant pas annoncé sa visite au préalable

L'ambassadeur de Jordanie en Israël, Ghassan Majali, visite le Mont du Temple à Jérusalem, le 17 janvier 2023. (Capture d'écran : Twitter ; utilisé conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)
L'ambassadeur de Jordanie en Israël, Ghassan Majali, visite le Mont du Temple à Jérusalem, le 17 janvier 2023. (Capture d'écran : Twitter ; utilisé conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

L’ambassadeur de Jordanie en Israël s’est rendu mardi sur le mont du Temple à Jérusalem après avoir précédemment quitté le lieu saint en signe de protestation après avoir été retenu par la police à l’entrée, ce qui a suscité une protestation diplomatique de la part d’Amman.

Le ministère jordanien des Affaires étrangères a déclaré avoir convoqué l’envoyé d’Israël, Eitan Surkis, après que Ghassan Majali s’est prétendument vu « refuser l’entrée » sur le mont du Temple. Un communiqué du ministère indique que Surkis a reçu une lettre de condamnation.

Mais la police israélienne, ainsi que des sources jordaniennes, ont indiqué qu’au lieu de lui refuser l’entrée, les policiers l’ont brièvement retenu car il n’avait pas coordonné sa visite avec eux.

Sur une séquence vidéo, on peut voir l’ambassadeur dire aux policiers de « me laisser tranquille » alors que ceux-ci lui demandent d’attendre.

Majali a quitté la zone de la Porte des lions de la Vieille Ville après avoir refusé de demander la permission d’entrer.

Toutefois, il est revenu plus tard sur le mont du Temple, notamment en priant dans la mosquée Al-Aqsa. Une vidéo de la visite montre un homme s’approchant de Majali et de son entourage pour leur servir du café alors qu’ils se promènent dans l’enceinte.

La police israélienne a qualifié de « fake news » les informations selon lesquelles Israël aurait refusé d’autoriser Majali à visiter le mont du Temple. Elle a déclaré que l’ambassadeur était arrivé sans aucune notification préalable et qu’un policier ne l’avait pas immédiatement reconnu, ce qui a entraîné un « très léger » retard pendant que le policier consultait son supérieur.

Majali a alors décidé de partir, selon la police.

« S’il avait attendu quelques secondes de plus, il aurait pu entrer », a indiqué un communiqué de la police.

Majali était accompagné du chef du Waqf islamique – un conseil nommé par la Jordanie qui administre le mont du Temple.

Plus tard dans la journée de mardi, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a publié une déclaration affirmant qu' »il n’y a aucun changement dans la politique d’Israël concernant le mont du Temple. Israël est déterminé à maintenir le statu quo sur le mont du Temple et la liberté de culte à Jérusalem. La police israélienne est responsable de la loi et de l’ordre sur le mont du Temple. »

L’incident de mardi s’inscrit dans un contexte de tensions autour de ce site ultra-sensible, qui est le plus saint du judaïsme et le troisième plus saint des musulmans, qui l’appellent le complexe de la mosquée Al Aqsa ou le Noble Sanctuaire. Le ministre de la Sécurité nationale, chef d’un parti d’extrême droite, Itamar Ben Gvir, s’est brièvement rendu sur le site au début du mois, suscitant la fureur du monde arabe, notamment de la Jordanie, qui a convoqué Surkis pour le sermonner.

Surkis avait alors déclaré aux Jordaniens qu’Israël restait attaché au statu quo, qu’il n’y avait eu aucune violation de l’accord et que des ministres israéliens avaient déjà visité le site par le passé.

Ben Gvir est depuis longtemps partisan d’une modification formelle du statu quo sur le mont du Temple, en vertu duquel les musulmans sont autorisés à prier et à entrer sans trop de restrictions, tandis que les juifs ne peuvent s’y rendre que pendant des plages horaires limitées, en passant par une seule porte et en suivant un itinéraire prédéterminé, étroitement accompagnés par la police. Les Juifs ne sont pas autorisés à prier sur le site, même si, ces dernières années, la police a de plus en plus souvent autorisé une prière silencieuse.

Israël a conquis le mont du Temple et la Vieille Ville de Jérusalem des mains de la Jordanie lors de la guerre des Six Jours en 1967, près de deux décennies après qu’Amman l’a conquis pendant la guerre d’Indépendance de 1948. Toutefois, Israël a permis au Waqf jordanien de continuer à maintenir l’autorité religieuse sur le mont.

Des Palestiniens se trouvent à la mosquée Al-Aqsa, au sommet du mont du Temple, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 17 avril 2022, pendant le Ramadan . (Crédit : Jamal Awad/Flash90)

L’accord de paix conclu entre Israël et la Jordanie en 1994 précise que la Jordanie a un « rôle spécial » sur les lieux saints musulmans à Jérusalem. Amman se considère comme le gardien du mont du Temple.

La semaine dernière, la police a été accusée par le Waqf d’avoir retardé la visite de Lord Tariq Ahmad, ministre britannique pour la région du Moyen-Orient, à la mosquée Al-Aqsa sur le mont du Temple. Tariq Ahmad a par la suite minimisé l’incident, déclarant à la BBC que le blocage était dû à « des contrôles de sécurité, tout ce qu’ils devaient faire ».

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