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L’entrée de Jérusalem bloquée par un rassemblement nationaliste

Les activistes d'extrême-droite réclament des poursuites judiciaires à l'encontre des policiers impliqués dans la mort d'Ahuvia Sandak, un jeune résident d'implantation, en 2020

Une voiture renversée, avec du faux sang et un mannequin gisant sous le toit du véhicule, une mise en scène qui a accompagné une manifestation nationaliste réclamant une enquête sur la mort du jeune Ahuvia Sandak, l'année dernière, à l'entrée de Jérusalem, le 21 novembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Une voiture renversée, avec du faux sang et un mannequin gisant sous le toit du véhicule, une mise en scène qui a accompagné une manifestation nationaliste réclamant une enquête sur la mort du jeune Ahuvia Sandak, l'année dernière, à l'entrée de Jérusalem, le 21 novembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Des dizaines d’activistes nationalistes ont bloqué l’entrée de Jérusalem, dans la soirée de dimanche, affrontant la police lors d’un mouvement de protestation dénonçant la mort, l’année dernière, d’un jeune résident d’implantation qui avait été tué lors d’une course-poursuite avec les forces de l’ordre.

Lors de cette manifestation, qui était la dernière d’une série de rassemblements similaires exigeant la formation d’une commission d’enquête, les protestataires ont procédé à une mise en scène macabre à l’aide d’une voiture renversée, bloquant un mannequin sous son toit, le tout gisant dans une mare de faux sang.

Une mise en scène désireuse de rappeler les circonstances de la mort d’Ahuvia Sandak.

Sandak, 16 ans, était mort dans un accident de voiture alors qu’il fuyait la police après avoir apparemment jeté des pierres à des Palestiniens. Les manifestations répétées condamnant la mort de l’adolescent ont dégénéré en violences et entraîné des arrestations.

La Knesset a voté, la semaine dernière, l’ouverture d’une enquête sur ce décès.

Il n’y aurait pas eu d’arrestation lors du rassemblement de dimanche.

Une voiture renversée, avec du faux sang et un mannequin gisant sous le toit du véhicule, une mise en scène qui a accompagné une manifestation nationaliste réclamant une enquête sur la mort du jeune Ahuvia Sandak, l’année dernière, à l’entrée de Jérusalem, le 21 novembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

La semaine dernière, au moins sept suspects avaient été arrêtés pour trouble à l’ordre public et pour avoir apparemment jeté des pierres en direction des policiers lors d’un mouvement de protestation similaire. Certains participants avaient entonné « Juifs, réveillez-vous. Le sang Juif ne sera pas abandonné ».

Le député d’extrême-droite Itamar Ben Gvir, présent la semaine dernière, s’était aussi exprimé en soutien du rassemblement. « Il n’y a pas de demande plus juste que celle de traduire en justice tous ceux qui blessent les personnes que nous chérissons », avait-il déclaré.

Le député Itamar Ben Gvir vu lors d’une manifestation sur la mort d’Ahuvia Sandak l’année dernière, à l’entrée de Jérusalem, le 6 novembre 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le groupe d’aide juridique d’extrême-droite Honenu, qui représente les individus qui ont été mis en détention, a affirmé que la police avait fait usage d’une force excessive lors de ces rassemblements, employant notamment un camion à eau contre une adolescente qui manifestait, il y a deux semaines, dans la rue.

La mort de Sandak a entraîné des heurts entre policiers et protestataires, pendant toute l’année passée – les manifestants disant que les policiers sont responsables de la mort de l’adolescent et demandant que justice soit rendue.

Ahuvia Sandak, tué dans un accident de voiture alors qu’il était poursuivi par la police en Cisjordanie le 21 décembre 2020. (Autorisation)

Sandak, résident de l’implantation de Bat Ayin, en Cisjordanie, fuyait la police des frontières à bord d’une voiture, avec trois autres adolescents, quand son véhicule s’était renversé, au mois de décembre 2020. Il était mort sur le coup.

Selon les forces de l’ordre, Sandak et ses amis fuyaient la police avant de perdre le contrôle de la voiture. Les soutiens de Sandak considèrent que sa mort résulte de violences policières et ils affirment que le véhicule de la police est entré en collision, par l’arrière, avec celui qui transportait les jeunes, provoquant sa sortie de route.

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