L’entrevue du président égyptien avec Merkel à Berlin maintenue
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L’entrevue du président égyptien avec Merkel à Berlin maintenue

La visite doit avoir lieu les 3 et 4 juin mais les dates n'ont pas encore été officiellement confirmées

Angela Merkel au Bundestag, le 26 novembre 2014. (Crédit : Clemens Bilan/AFP)
Angela Merkel au Bundestag, le 26 novembre 2014. (Crédit : Clemens Bilan/AFP)

La chancelière Angela Merkel recevra comme prévu le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, a déclaré mercredi son porte-parole, alors que le président du Bundestag y a renoncé, évoquant les violations des droits de l’Homme dans le pays.

Norbert Lammert, président du Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, a déclaré mardi avoir écrit à l’ambassadeur d’Egypte à Berlin pour annuler le rendez-vous initialement prévu avec al-Sissi.

« A la place de la mise en œuvre, prévue de longue date, des élections parlementaires, nous assistons depuis des mois à la persécution systématique des groupes d’opposition par le biais de détentions de masse, de longues peines de prison ou d’un nombre faramineux de condamnations à mort », a déploré Lammert, membre du parti conservateur de la chancelière Angela Merkel, dans un communiqué.

En septembre, Merkel avait invité al-Sissi à visiter l’Allemagne et « cette invitation perdure, cela va de soi », a déclaré son porte-parole, Steffen Seibert, mercredi, lors d’une conférence de presse gouvernementale régulière.

La visite doit avoir lieu les 3 et 4 juin mais les dates n’ont pas encore été officiellement confirmées.

« L’Egypte est un acteur incroyablement important pour l’ensemble du monde arabe », a-t-il ajouté, insisté sur ses efforts pour maintenir la paix et la stabilité au Moyen Orient.

« Il est donc justifié de maintenir le dialogue, en dépit de toutes les différences d’opinion et en dépit de notre rejet clair des condamnations à mort », a-t-il ajouté.

L’Allemagne s’oppose en effet à la peine capitale et a exprimé en début de semaine sa consternation après les condamnations à mort prononcées contre l’ex-président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans et premier président librement élu d’Egypte, et d’autres opposants.

L’ex-chef de l’armée Abdel Fattah al-Sissi, architecte de la destitution de Morsi, élu président en 2014 après avoir éliminé toute opposition, islamiste mais aussi laïque, est accusé par les défenseurs des droits de l’Homme d’avoir instauré un régime encore plus répressif que celui de Hosni Moubarak, le raïs renversé en 2011 par un soulèvement populaire.

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