L’épouse de Bitan suspecte dans l’enquête pour corruption
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L’épouse de Bitan suspecte dans l’enquête pour corruption

Hagit Bitan, dont l'époux David fait l'objet d'une enquête, a été assignée à domicile après quelques heures d'interrogatoire

David Bitan pendant une conférence de presse à Tel Aviv, le 27 juillet 2017 (Crédit : Flash90)
David Bitan pendant une conférence de presse à Tel Aviv, le 27 juillet 2017 (Crédit : Flash90)

L’épouse du chef de la coalition, le député David Bitan, a été désignée dans la matinée de mardi comme étant l’un des suspects arrêtés et interrogés par la police au début de la semaine en lien avec une enquête pour pots-de-vin et blanchiment d’argent centrée sur son mari.

Hagit Bitan a été interrogée pendant dix heures dimanche au siège de l’unité anti-fraude Lahav 433 de la police, puis libérée sous les termes d’une assignation à résidence au domicile de sa soeur. Elle est soupçonnée de blanchiment d’argent. Le couple Bitan a reçu pour instruction de ne pas entrer réciproquement en contact pendant cinq jours, a annoncé à la chaîne Hadashot son avocat, Zadok Hugi.

Au moins 25 personnes ont été arrêtées ou interrogées par la police dans ce dossier, notamment une douzaine de responsables des municipalités de Rishon Lezion et de Tel Aviv.

Dans la nuit de lundi et mardi matin, quatre autres personnes ont été appréhendées dans ce dossier, notamment un responsable de la ville de Rishon Lezion.

Posted by ‎חגית שלום ביטן‎ on Wednesday, 13 November 2013

Bitan, chef de file du Likud et président de la coalition, serait soupçonné d’avoir reçu des pots-de-vin de la part d’une figure du crime organisé en échange de l’octroi d’un appel d’offres en sa faveur. Lundi, la police a annoncé avoir arrêté Hossam Jarushi, qui serait un haut membre de la famille du crime Jarushi, en lien avec l’affaire.

Au cours de son interrogatoire, Hagit Bitan a dû évoquer une somme de plus d’un million et demi de shekels qui avait été déposée sur son compte bancaire il y a huit ans environ. A l’époque, le compte de son époux était soumis à des restrictions en raison de dettes qui s’élevaient à des millions de shekels.

Bitan a déclaré à la police qu’elle ne savait pas d’où provenait cet argent et que son mari contrôlait son compte bancaire, selon des informations. Elle a admis avoir su qu’il y avait des mouvements sur son compte mais insisté sur le fait qu’elle faisait confiance à son époux et que c’était toujours le cas, ajoutant que rien d’illégal n’avait été commis.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président de la coalition David Bitan lors d’une réunion du groupe parlementaire du Likud à la Knesset, le 30 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Hugi, son avocat, a indiqué qu’elle coopérait avec la police et que les soupçons la liant au blanchiment de millions de shekels n’avaient aucun fondement.

« Cette arrestation est survenue pour faire pression sur son mari », a-t-il dit à la chaîne Hadashot.

David Bitan clame également son innocence. La police a fait savoir que seule son immunité en tant que membre de la Knesset lui avait permis de ne pas être arrêté.

Dimanche, 17 responsables de la municipalité de Rishon Lezion ont été arrêtés ou interrogés dans le cadre de cette enquête pour corruption, connue sous le nom d’Affaire 1803. Parmi les personnalités ciblées après une longue enquête de la police, le maire de Rishon Lezion, Dov Zur, deux aides parlementaires, des contractants, et des hommes d’affaires. Le jour suivant, quatre individus ont été appréhendés, notamment Jarushi.

La famille Jarushi, basée dans le secteur de Ramle, au centre d’Israël, fait depuis longtemps l’objet d’une attention particulière de la police. Elle est considérée comme l’une des familles du crime les plus puissantes du pays.

Hadashot a fait savoir lundi que Bitan, alors qu’il était maire-adjoint de Rishon Lezion, avait accumulé des dettes d’environ 16 millions de shekels, ce qui avait entraîné des restrictions sur son compte bancaire. Bitan, qui avait assumé cette fonction entre 2005 et 2015, est soupçonné d’avoir remboursé cette somme en deux ans par le biais d’accords véreux. Il est également soupçonné d’avoir reçu des pots-de-vin et des cadeaux après être devenu membre de la Knesset en 2015, a fait savoir le reportage.

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