Les 2 premiers épisodes de la série « Sha’at Neila » diffusés à la TV israélienne
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Les 2 premiers épisodes de la série « Sha’at Neila » diffusés à la TV israélienne

"La vallée des larmes", la série la plus chère jamais produite en Israël et dont les droits ont été rachetés par HBO, a été très bien accueillie par le public

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Vallée des larmes (Kan)
Vallée des larmes (Kan)

Les téléspectateurs ont été captivés lundi soir par les premiers épisodes de « Sha’at Neilah » en hébreu, un récit fictif sur la guerre du Kippour de 1973. Il s’agit de la série télévisée israélienne à plus gros budget à ce jour.

A 21h15 sur Kan 11, et sur le site web de Kan 11, les personnages principaux ont pu visionner un double épisode captivant de 83 minutes.

Destiné à raconter l’histoire des soldats qui ont combattu pendant la guerre et à aborder le traumatisme national que la guerre a infligé à la psyché israélienne, « Sha’at Neilah » nous renvoie dans les années 1970, depuis les voitures et jusqu’à la mode, en passant par l’argot et les chars.(Ynet a indiqué que l’armée a autorisé l’utilisation de ses chars, y compris ceux achetés pour Israël par les États-Unis dans les années 1960 et utilisés pendant la guerre).

Au cours de l’épisode, les téléspectateurs rencontrent Dafna (Joy Rieger), dont le petit ami, Yoav (Aviv Alush), est stationné à l’avant-poste du mont Hermon qui va être attaqué par la suite par des commandos syriens ; Alush (Imri Bitton), qui dit au revoir à sa petite amie avant de partir pour le Golan, et Meni, un journaliste alcoolique interprété par Lior Ashkenazi, au lit avec deux jeunes femmes pendant Yom Kippour lorsque son ex-femme l’appelle, hystérique, pour lui dire que leur fils part à la guerre.

L’acteur Lior Ashkenazi incarne le journaliste Meni dans « She’at Neilah », la nouvelle série Kan 11 sur la guerre du Yom Kippour qui a été diffusée le 19 octobre 2020. (Autorisation : Vered Adir)

Au nord, sur le plateau du Golan, les téléspectateurs rencontrent les soldats stationnés à l’avant-poste du mont Hermon, dont Avinoam (Shahar Taboch), un soldat du renseignement génial, aux compétences sociales limitées, arabophone et terrifié par ce qui leur arrive.

Son commandant, Yoav, n’est pas inquiet, pas plus que les tankistes qui se détendent au soleil et discutent de leurs projets de voyage après leur service militaire.

Très vite, l’avant-poste est pris d’assaut par les commandos syriens, envoyant le soldat des renseignements se cacher tandis que l’unité de chars, initialement victorieuse, subit de lourdes pertes dans les premières heures de la bataille.

Sur Twitter, la phrase qui revenait le plus souvent lundi soir était : « ça m’a donné la chair de poule ».

« Ne me dérangez pas entre 21h15 et 23h », pouvait-on également lire.

« Les chars me manquent », a déclaré un utilisateur de Twitter, tandis que le journaliste de Maariv Arik Bender a publié une capture d’écran des chars de la série, aux côtés de son propre char lors des premiers coups de feu de la guerre du Yom Kippour.

Les téléspectateurs israéliens ont continué à réagir tout au long de la journée.

Selon le site économique Calcalist, le coût de chaque épisode – 2 millions de shekels – a été réparti entre Kan, WestEnd Films et Moshe Edry de United Films. La série est réalisée par Yaron Zilberman, qui a également réalisé « Incitement », la représentation controversée du meurtre d’Yitzhak Rabin l’année dernière.

« C’est un traumatisme national », a déclaré Roni Peri, directeur du département des fictions, à Calcalist. « C’est notre série phare. Nous ne la réalisons pas pour l’étranger, nous voulons engager un dialogue. »

Le présentateur de télévision Kobi Meidan a interviewé, sur la page web de Kan « She’at Neilah », deux soldats qui ont combattu dans ces batailles et une femme dont le père est mort pendant la guerre.

« J’en rêve encore », a confié David Nachliel, qui a combattu à l’avant-poste du mont Hermon.

Le site Kan consacré à « Sha’at Neilah » comprend également des entretiens avec des soldats, leurs familles et des images originales de la guerre.

Les droits de « Sha’at Neilah » ont été achetés par HBO Max pour une production à l’étranger.

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