Les 400 M de dollars versés à l’Iran n’étaient pas une rançon pour des otages
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Les 400 M de dollars versés à l’Iran n’étaient pas une rançon pour des otages

Cet argent avait été versé à l'Iran pour régler un différend commercial né avant la révolution islamique entre les 2 pays

Le président américain Barack Obama lors d'une conférence de presse après le sommet du G20 à Antalya le 16 novembre, 2015 (Crédit :  AFP PHOTO / OZAN KOSE)
Le président américain Barack Obama lors d'une conférence de presse après le sommet du G20 à Antalya le 16 novembre, 2015 (Crédit : AFP PHOTO / OZAN KOSE)

Le président américain Barack Obama a affirmé jeudi que les 400 millions de dollars payés en liquide en janvier à l’Iran n’étaient pas une rançon versée par Washington pour obtenir la libération à l’époque de cinq prisonniers américains.

« Nous ne payons pas de rançon pour des otages », a martelé M. Obama lors d’une conférence de presse où on l’interrogeait sur une somme de 400 millions de dollars, que Washington avait annoncé avoir payé en janvier à Téhéran, en billets d’euros et de francs suisses, pour régler un vieux différend commercial entre les deux pays, en marge de leur accord international sur le nucléaire iranien.

« Certains d’entre vous se souviendront que nous avons annoncé ces versements en janvier, il y a plusieurs mois. Ce n’était pas un secret », a souligné le président américain.

Le Wall Street Journal avait affirmé mercredi que ces 400 millions de dollars avaient servi à payer la rançon pour la libération de cinq Américains, assurant que les billets avaient dû être stockés sur des palettes et chargés dans un avion de fret pour être livrés à l’Iran.

L’affaire a suscité de nombreuses réactions et commentaires suspicieux du côté républicain, le candidat à la présidentielle, Donald Trump, accusant « l’administration Obama d’avoir donné à l’Iran, le premier Etat du monde à soutenir le terrorisme, 400 millions qui sans aucun doute tomberont dans les mains de terroristes ».

« La raison pour laquelle nous avons dû donner du liquide c’est précisément parce que nous sommes tellement stricts dans l’application des sanctions, et que nous n’avons pas de relations bancaires avec l’Iran, que nous ne pouvions pas leur envoyer un chèque, et que nous ne pouvions pas leur faire un virement », a ironisé Barack Obama.

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