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Les actes anti-musulmans aux États-Unis atteignent un record en 2023 – CAIR

Le rapport attribue la hausse de 56 % à "l'escalade de la violence en Israël et en Palestine", faisant écho à des conclusions similaires sur l'antisémitisme aux États-Unis depuis le 7 octobre

Illustration : Les membres de la communauté musulmane se rassemblent pour le Jumʿah, un service spécial à midi le vendredi auquel les musulmans pratiquants sont tenus d'assister, le 15 mars 2024, à la Société islamique de Central Jersey à Monmouth Junction, New Jersey. (Crédit : AP Photo/John Minchillo)
Illustration : Les membres de la communauté musulmane se rassemblent pour le Jumʿah, un service spécial à midi le vendredi auquel les musulmans pratiquants sont tenus d'assister, le 15 mars 2024, à la Société islamique de Central Jersey à Monmouth Junction, New Jersey. (Crédit : AP Photo/John Minchillo)

Les discriminations et les agressions signalées à l’encontre des musulmans et des Palestiniens ont atteint un niveau record aux États-Unis en 2023, en raison de la montée de l’islamophobie et des préjugés liés à la guerre entre Israël et le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas, selon les données d’un groupe de défense des droits de l’homme publiées mardi.

Les plaintes se sont élevées à 8 061 en 2023, soit une augmentation de 56 % par rapport à l’année précédente et le chiffre le plus élevé depuis que le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) a commencé à tenir des registres il y a près de 30 ans. Environ 3 600 de ces incidents se sont produits entre octobre et décembre, selon le CAIR.

Les groupe de défense des droits humains ont également signalé une augmentation globale de l’islamophobie, des préjugés anti-palestiniens et de l’antisémitisme depuis la dernière éruption du conflit au Moyen-Orient.

Parmi les incidents survenus aux États-Unis, citons l’agression mortelle à l’arme blanche, en octobre, de Wadea Al-Fayoume, un Américain d’origine palestinienne âgé de 6 ans, dans l’Illinois, la fusillade, en novembre, de trois étudiants d’origine palestinienne dans le Vermont et l’agression à l’arme blanche, en février, d’un Américain d’origine palestinienne au Texas.

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Le rapport du CAIR indique que l’année 2023 a été marquée par une « résurgence de la haine antimusulmane » après la première baisse annuelle des plaintes enregistrée en 2022. Au cours des neuf premiers mois de l’année 2023, ces incidents se sont élevés en moyenne à 500 par mois, avant de passer à près de 1 200 par mois au cours du dernier trimestre.

« L’escalade de la violence en Israël et en Palestine en octobre 2023 a été la principale force à l’origine de cette vague d’islamophobie accrue », indique le rapport.

Les plaintes les plus nombreuses en 2023 concernaient l’immigration et l’asile, la discrimination en matière d’emploi, les crimes de haine et la discrimination en matière d’éducation, selon l’ACMR.

Des membres de la famille de Wadea Al Fayoume, victime d’un crime de haine lié à la guerre de Gaza, portent son cercueil à la mosquée de Bridgeview, dans l’Illinois, le 16 octobre 2023. (Crédit : AP Photo/Nam Y. Huh)

L’organisation a indiqué qu’elle avait compilé ces chiffres en examinant les déclarations publiques et les vidéos, ainsi que les appels téléphoniques, les courriels et le système de plaintes en ligne. Elle a contacté des personnes dont les incidents ont été rapportés dans les médias.

Le rapport du CAIR sur l’islamophobie fait suite à des conclusions similaires sur l’antisémitisme dans un rapport de janvier de l’Anti-Defamation League (ADL). Le rapport de l’ADL, qui a recensé les incidents antisémites survenus entre le 7 octobre et le 7 janvier, a constaté que les attaques contre les Juifs avaient « grimpé en flèche » au cours de cette période.

Le 7 octobre, des milliers de terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël pour tuer près de 1 200 personnes, principalement des civils, et prendre plus de 250 otages de tous âges, tout en commettant de nombreuses atrocités.

L’offensive militaire israélienne dans la bande de Gaza, gouvernée par le Hamas, a déplacé la quasi-totalité de ses 2,3 millions d’habitants, a mis le territoire au bord de la famine, a donné lieu à des allégations de génocide, qu’Israël nie, et a tué plus de 32 000 personnes, selon le ministère de la santé de Gaza, dirigé par le Hamas.

Ce chiffre ne peut être vérifié de manière indépendante et comprend quelque 13 000 terroristes du Hamas qu’Israël dit avoir tués au combat. Israël affirme également avoir tué un millier d’hommes armés à l’intérieur du pays le 7 octobre.

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