Les Américains toujours prêts à rencontrer les Iraniens
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Les Américains toujours prêts à rencontrer les Iraniens

Washington veut un "traité" international ratifié par le Congrès qui interdit la prolifération de missiles balistiques et le développement de missiles à capacité nucléaire

Le président américain Donald Trump (G) s'entretient avec le secrétaire d'État Mike Pompeo (D), et le vice-président Mike Pence (C) lors d'une réunion avec le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, dans la salle du Cabinet de la Maison-Blanche à Washington, DC, le 17 mai 2018. (AFP PHOTO / NICHOLAS KAMM)
Le président américain Donald Trump (G) s'entretient avec le secrétaire d'État Mike Pompeo (D), et le vice-président Mike Pence (C) lors d'une réunion avec le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, dans la salle du Cabinet de la Maison-Blanche à Washington, DC, le 17 mai 2018. (AFP PHOTO / NICHOLAS KAMM)

Les dirigeants des Etats-Unis sont toujours prêts à rencontrer leurs homologues iraniens mais ce sont ces derniers qui jusqu’ici refusent, a déclaré mercredi un haut responsable du département d’Etat américain.

Le président Donald Trump et le secrétaire d’Etat Mike Pompeo « ont dit très clairement qu’ils étaient prêts à négocier et à avoir ces discussions », a expliqué l’envoyé spécial pour l’Iran Brian Hook lors d’une conférence organisée par un cercle de réflexion de Washington, le Hudson Institute.

Il a souligné que l’objectif était « un accord global avec l’Iran » autour des conditions énoncées au printemps par Mike Pompeo, qui vont bien au-delà des exigences contenues dans l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien dont Donald Trump a retiré les Etats-Unis.

Washington souhaite qu’un futur accord, un véritable « traité » international ratifié par le Congrès américain, interdise aussi la prolifération de missiles balistiques et le développement de missiles à capacité nucléaire, et mette fin au comportement « déstabilisateur » et « malveillant » de Téhéran dans la région.

« Il n’y a aucune hostilité à l’idée de rencontrer les Iraniens », a insisté Brian Hook.

De gauche à droite : le président iranien Hassan Rouhani, l’ayatollah Ali Khamenei, le président du parlement iranien Ari Larijani et l’ayatollah responsable de la Justice Sadegh Larijani, pendant la 6e Conférence internationale de soutien à l’intifada palestinienne, en février 2017. (Crédit : capture d’écran Mehr News Agency)

Selon lui, ce sont l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique, le président Hassan Rouhani et le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif qui « ont fait savoir qu’ils n’étaient pas intéressés par des discussions ». « C’est leur position, nous la respectons », a-t-il ajouté.

MM. Trump et Rouhani seront la semaine prochaine à New York pour participer à l’Assemblée générale annuelle des Nations unies. Le président américain doit diriger une réunion du Conseil de sécurité qui portera notamment sur l’Iran.

De son côté, le président iranien s’entretiendra notamment avec son homologue français Emmanuel Macron mais aucune rencontre américano-iranienne n’est annoncée à ce stade.

L’envoyé spécial américain a fait savoir que dans son discours à l’ONU, le président Trump allait « continuer » à « s’adresser au peuple iranien », comme l’an dernier, pour qu’il « sache que nous sommes à ses côtés par rapport à ce qu’il demande à son gouvernement ».

En attendant, le rétablissement des sanctions levées dans le cadre de l’accord nucléaire va entrer totalement en vigueur après le 4 novembre « et les mesures les plus fortes sont encore à venir », a insisté Brian Hook.

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