« Les antisémites sont toujours là » au parti de Mme Le Pen, prévient Pécresse
Elle a rappelé les "propos négationnistes" de Jean-François Jalkh et quand Axel Loustau a quitté la cérémonie pour baptiser du nom de Simone Veil l'hémicycle du Conseil régional

« Les antisémites sont toujours là » au parti français d’extrême droite Rassemblement national (RN), dont la cheffe Marine Le Pen est « comme dans le chaperon rouge, le loup qui se déguise en grand-mère », a prévenu dimanche une tête de file de la droite française, Valérie Pécresse.
« Le RN, c’est comme dans le chaperon rouge : c’est le loup qui se déguise en grand-mère. Madame Le Pen est le loup déguisé en grand-mère et qui essaye de dédiaboliser son parti. Mais si on ouvre les placards (…), on s’aperçoit que les antisémites sont toujours là », a souligné sur la station communautaire juive Radio J la présidente sortante de la région Ile-de-France, où se trouve la capitale française.
Mme Pécresse (Libres!, ex-Les Républicains) a cité le député européen RN Jean-François Jalkh, « qui a tenu en 2000 des propos négationnistes sur les chambres à gaz », et le conseiller régional Axel Loustau « qui lorsque nous avons baptisé l’hémicycle du Conseil régional du nom de Simone Veil est sorti de l’hémicycle pour ne pas avoir à rendre hommage » à Mme Veil.
Pour les élections régionales de juin en Ile-de-France, Mme Pécresse fait la course en tête dans les sondages devant le numéro 2 du RN, Jordan Bardella, trois candidats de gauche et le candidat du parti présidentiel La République en marche (LREM), Laurent Saint-Martin.
« Je suis prise en étau entre deux extrêmes : l’extrême droite qui veut me faire perdre, et une gauche qui est prête à s’allier avec des indigénistes, des islamo-gauchistes, des décroissants », a estimé Mme Pécresse, qui a fait de sa réélection la condition d’une éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2022.







