Les Australiens enthousiastes face à la montée de la demande d’actions israéliennes
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Les Australiens enthousiastes face à la montée de la demande d’actions israéliennes

16 sociétés israéliennes ont coté leurs actions à la bourse australienne ; on recense 8 nouvelles cotations en 2016 et 4 cette année

Les drapeaux israélien et australien à l'Australian Securities Exchange (Crédit :  autorisation)
Les drapeaux israélien et australien à l'Australian Securities Exchange (Crédit : autorisation)

L’augmentation des investissements en actions israéliennes à l’Australian Securities Exchange (ASX), ainsi que la bonne performance de ces actions, reflète le vif intérêt de la communauté d’investissement australienne pour les développements technologiques israéliens, a déclaré un haut responsable de la bourse australienne.

« Il ne fait aucun doute que l’engagement et la focalisation » sur les stocks israéliens ont augmenté, a déclaré Max Cunningham, le directeur général des entrées en bourse, dans une interview téléphonique avant sa visite en Israël prévue en octobre. C’est le quatrième voyage de Cunningham en Israël au cours de ces 12 derniers mois, destinés à produire davantage d’actions israéliennes pour la très gourmande bourse.

Cunningham sera accompagné par le PDG de la bourse australienne, Dominic Stevens, qui dirige une délégation de professionnels du marché des capitaux et des banques d’investissement d’Australie.

« Nous avons deux buts », a déclaré Cunningham. « Pour ceux qui viennent en Israël pour la première fois, nous voulons nous assurer qu’ils voient le dynamisme de l’entrepreneuriat israélien, l’économie, l’histoire du pays et l’instinct de survie qui anime tant l’innovation israélienne. »

Max Cunningham, directeur général des cotations à l'Australian Securities Exchange (Crédit : autorisation)
Max Cunningham, directeur général des cotations à l’Australian Securities Exchange (Crédit : autorisation)

Le deuxième objectif que s’est fixé la délégation est de rencontrer des représentants des marchés de capitaux locaux, des représentants du domaine du capital risque et des entrepreneurs de start-ups pour leur parler des possibilités de lever des fonds en Australie à un stade relativement précoce du développement d’une entreprise.

Le calendrier des visites coïncidera avec celui du Premier ministre australien Malcolm Turnbull, qui célébrera le 100e anniversaire de la bataille de Beer Sheva qui a vu les forces australiennes et néo-zélandaises se joindre à l’Angleterre pour combattre les empires ottoman et allemand le 31 octobre 1917, marquant le début de l’une des offensives de la campagne du Sinaï et de la Palestine de la Première Guerre mondiale.

Seize sociétés israéliennes sont cotées à l’ASX. Huit d’entre elles sont entrées en bourse en 2016, et les quatre autres en 2017 selon les données fournies par l’ASX. Parmi les quatre sociétés qui ont coté leurs actions en 2017, G Medical Innovations, un fournisseur de solutions mobiles de santé en ligne qui a coté ses actions le 8 mai, avait progressé de 110 % au 17 septembre ; Elsight Ltd., société de données de sécurité et de surveillance, avait progressé de 38 % depuis son introduction en bourse le 8 juin, tandis que Mobilicom Ltd. et e-sense Lab Ltd., qui avaient également été cotées respectivement en mai et en juin, avaient chuté de 33 % et 15 % au 17 septembre.

« Le nombre d’inscriptions (israéliennes) a augmenté, mais surtout lorsque nous examinons les différents pays sur le plan géographique, Israël a probablement la meilleure cohorte d’entreprises », a déclaré M. Cunningham.

« Ce sont des entreprises en phase de démarrage ; elles seront toujours un peu dans le rouge », a-t-il ajouté. Certaines de ces entreprises ont encore besoin de prouver leurs modèles, « mais si vous regardez les actions les plus récentes, G Medical et Elsight ont de très bons résultats. »

Israël est en cinquième position au palmarès du plus grand nombre d’actions étrangères négociées en bourse, principalement auprès des petites entreprises, représentant toujours seulement 1 % de la capitalisation boursière totale des entreprises étrangères en bourse. La Nouvelle-Zélande compte 54 sociétés cotées, suivie de 44 pour la Chine, de 40 pour les États-Unis et de 17 pour Singapour.

Illustration de l'Australian Securities Exchange (Crédit : Autorisation ASX)
Illustration de l’Australian Securities Exchange (Crédit : Autorisation ASX)

L’ASX a concentré ses efforts sur l’encouragement des entreprises étrangères à entrer en bourse. Elle a investi activement du temps et de l’argent pour aider les start-ups à se développer, pour les encadrer et a investi dans des incubateurs et des accélérateurs. Elle facilite les mises en relations avec les sociétés de capital-risque et les petits fonds, puis les aide à déterminer à quoi ils devraient ressembler en tant qu’entreprise publique et combien de temps ils devraient attendre avant de vendre leurs actions au public.

L’Australie s’est classée au quatrième rang des bourses mondiales par volume d’opérations à ce jour en 2017, a déclaré Martin Steinbach, dirigeant d’EY Global et de l’IPO EMEIA, dans un rapport de juin. La position de l’Asie-Pacifique en tant que centre principal de l’activité d’introduction en bourse restera incontestée jusqu’à la fin de 2017, a-t-il dit.

Le marché mondial des entrées en bourse au premier semestre 2017 a connu l’un de ses meilleurs débuts en près d’une décennie. Le premier semestre de 2017 a vu le chiffre d’affaires progresser de 90 % à 83,4 milliards de dollars et le nombre de transactions a augmenté de 70 % pour atteindre 772 introductions en bourse par rapport au premier semestre 2016. Le premier semestre a également été le plus actif par nombre d’IPO depuis le premier semestre 2007. Les données ont été publiées en juin dans le rapport EY Global IPO Trendsdu deuxième trimestre 2017.

Cunningham a déclaré qu’il s’attend à voir entre trois et six sociétés israéliennes rejoindre l’ASX en 2018, et une ou deux avant la fin de 2017.

Le succès de la bourse se mesure à sa capacité à introduire plus d’entreprises pour émettre des actions afin qu’elles puissent compléter le portefeuille d’entreprises déjà en offre, a-t-il expliqué.

« Notre but est de faire de l’ASX un associé sur le long-terme pour Israël », a-t-il ajouté. « Il est difficile d’imaginer que la relation entre les deux économies et les deux pays ne se poursuive pas, et l’ASX est le point de fusion naturel. »

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