Les billets de l’Eurovision vendus illégalement annulés et remis en vente
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Les billets de l’Eurovision vendus illégalement annulés et remis en vente

Le revendeur officiel avait formulé des soupçons "d'irrégularités", le ministre de la Sécurité publique avait ordonné une enquête sur cette "exploitation répugnante"

Une publicité dans la rue pour le concours de l'Eurovision 2019 dans une rue du centre de Tel Aviv, le 24 janvier 2019 (Crédit : Adam Shuldman/Flash90)
Une publicité dans la rue pour le concours de l'Eurovision 2019 dans une rue du centre de Tel Aviv, le 24 janvier 2019 (Crédit : Adam Shuldman/Flash90)

Après des soupçons d' »irrégularités » formulés par Leaan, revendeur officiel des billets pour l’Eurovision, la billetterie a annoncé mardi que tous les billets vendus illégalement seraient annulés.

Une enquête préliminaire a permis d’établir que des dizaines de billets pour des places de choix avaient été vendues à des cadres des médias et du monde du sport et non pas au public.

Dans un communiqué dimanche, Kan a déclaré avoir demandé à Leaan de suspendre toute vente jusqu’à nouvel ordre après que le comité de vigilance du diffuseur a fait part de soupçons de revente sur le marché noir de centaines de billets très demandés la semaine dernière.

Le PDG de Kan, Eldad Koblentz, a écrit aux propriétaires et directeurs de Leaan et leur a demandé de rendre tous les billets vendus illégalement et de les remettre à la vente.

« Après notre réunion d’hier et après [avoir consulté] les documents que vous m’avez adressés, vous devez, dans un premier temps, annuler les transactions des ventes manuelles ou téléphoniques, que ce soit pour la finale ou tout autre événement de l’Eurovision, et réinclure tous les billets vendus de la sorte au total des billets non vendus », indique le courrier selon la Douzième chaîne.

L’annonce du gel des ventes est survenu peu après que le ministre de la Sécurité publique Gilad Erdan a ordonné l’ouverture d’une enquête après les soupçons rapportés par Kan.

Le diffuseur israélien avait indiqué que son comité de vigilance « avait identifié une tentative d’intervention dans le processus de vente par diverses parties, avec des centaines de billets — d’une valeur totale de centaines de milliers de shekels — pour les meilleures places de la salle revendus à des cadres du monde du sport et des médias et non au public, ce qui contrevient parfaitement aux directives du comité de direction du diffuseur. »

Selon les médias israéliens, ces billets auraient été revendus 2,5 fois plus cher que leur prix d’origine — soit jusqu’à 5 000 shekels (1 200 euros environ).

Kan avait alors annoncé qu’il suspendrait les ventes dans l’attente d’une enquête et que les billets revendus illégalement seraient remis en vente.

Le ministre de la Sécurité publique, Gilad Erdan, s’exprime lors d’une conférence de presse pour les médias étrangers, à Bnei Brak, le 3 février 2019. (Flash90)

Gilad Erdan a demandé à la police d’enquêter sur une possible revente sur le marché noir, avec « tous les moyens dont elle dispose. »

« L’exploitation du public par la revente des billets sur le marché noir est répugnant et illégal, » a-t-il assuré dans un communiqué. « Il est inconcevable qu’un événement historique et joyeux soit utilisé par des criminels pour salir la réputation d’Israël. »

La première série de billets pour l’édition 2019 de l’Eurovision a été vendue en seulement 10  minutes dans la soirée de jeudi, 2 000 fans se sont arrachés une place. Elle a également fait des déçus, des dizaines de milliers d’entre eux n’ayant pas pu se procurer de places.

La prochaine mise en vente est prévue pour avril.

Le concours se tiendra au Fairgrounds à Tel Aviv du 14 au 18 mai. Il y aura neuf représentations au total, dont la finale, les demi-finales et deux répétitions pour chacune d’elles.

Israël sera représenté par le chanteur Kobi Marimi, le jeune homme de 27 ans ayant remporté le concours de télé-crochet de la Nouvelle star au mois de février.

De nombreux activistes pro-palestiniens et anti-israéliens en Europe ont appelé au boycott de l’Eurovision à Tel Aviv. Le mois dernier en France, ils avaient brièvement interrompu une émission visant à désigner le candidat du pays

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