Les « bombes sales » ne poseraient aucun danger substantiel
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Les « bombes sales » ne poseraient aucun danger substantiel

Une étude de 4 ans sur les explosifs munis de matières radioactives conclut que l’impact de l'attaque serait surtout psychologique

Les bombes radiologiques, ou « bombes sales », qui utilisent des explosifs conventionnels composés de matières radioactives, ont été un sujet de préoccupation depuis les attaques terroristes contre les États-Unis (du 11 septembre 2001).

Pourtant, un projet de quatre ans mené par des chercheurs à l’installation nucléaire de Dimona a conclu que le danger posé par les bombes sales est minime, a révélé Haaretz lundi.

Les responsables du centre de recherche nucléaire de Dimona – Néguev – ont commencé à travailler sur le projet Green Field – une série de tests dont le but était de déterminer les conséquences d’une explosion d’une bombe sale en 2010.

Les résultats du projet, qui a pris fin en 2014, ont été présentés à des conférences scientifiques et des bases de données scientifiques nucléaires, selon le rapport.

Le projet Green Field a impliqué 20 détonations impliquant entre 250 grammes et 25 kilogrammes d’explosifs conventionnels, avec une substance radioactive habituellement utilisée en imagerie médicale connue sous le nom de 99mTc (connu aussi sous son nom commercial, Cardiolite).

Les chercheurs ont utilisé des capteurs pour mesurer la force de l’explosion et des minuscules drones pour détecter les niveaux de radiation.

La recherche a révélé un rayonnement de haut niveau au centre des explosions, avec une dispersion par le vent de particules à un rayonnement de niveau faible, explique le rapport.

Les sources au Centre de recherche nucléaire du Néguev ont précisé que le danger posé n’était pas substantiel, et que le principal impact d’une telle attaque serait psychologique.

Les tests comprenaient aussi un test dont le nom de code était « Red House » [maison rouge], qui a analysé les effets d’une bombe sale non explosée laissée dans un lieu public.

Lors de cet essai, une substance a été mélangée avec de l’eau dans le système de ventilation d’un bâtiment de deux étages dans une base de l’armée appartenant au Commandement de la Défense passive.

La méthode a été jugée inefficace du point de vue des attaquants, car la plupart des radiations sont restées dans les filtres de la climatisation du bâtiment.

Si une bombe sale devait exploser dans un espace clos, la zone devra être bouclée pendant une longue période jusqu’à ce que les effets aient diminué.

Les composants radioactifs d’une bombe sale sont disponibles dans les secteurs médical et industriel, mais aucune bombe n’a jamais été utilisée, indique le rapport.

Le ministère de la Santé d’Israël a publié des lignes directrices sur la façon de faire face à une explosion d’une bombe sale, et le site Web du Commandement de la Défense passive de l’armée israélienne énumère également les procédures à suivre dans un tel cas.

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