Les centrales électriques de New York sont maintenant protégées par le Dôme de Fer
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Les centrales électriques de New York sont maintenant protégées par le Dôme de Fer

Après des coupures alarmantes en 2012 et 2014, l’Autorité des centrales électriques de la ville s’est tournée vers la start-up nation pour l’aider à protéger son système

Le barrage Robert Moses, qui appartient au projet Niagara Power, à Lewiston, New York, où est installé le système de mPrest. (Crédit : autorisation)
Le barrage Robert Moses, qui appartient au projet Niagara Power, à Lewiston, New York, où est installé le système de mPrest. (Crédit : autorisation)

NEW YORK — En travaillant avec mPrest, l’entreprise israélienne qui a développé la technologie de défense anti-missile du Dôme de Fer, l’Autorité des Centrales électriques de New York (ACNY) sera capable d’arrêter les coupures de courant avant qu’elles ne commencent.

De l’aide à la nagivation en passant par la technologie de l’imagerie jusqu’à la sécurité informatique, la collaboration de mPrest avec l’ACNY constitue un exemple de plus de l’efficacité de l’industrie israélienne de la haute technologie pour s’adapter au marché civil.

« Si vous évitez une coupure de courant imprévue, alors il n’y a pas de coupure de courant », a déclaré Doron Gover, un pilote de l’Armée de l’Air israélienne à la retraite maintenant en charge du développement industriel de mPrest.

« Au cours de ma carrière de pilote, je suis fier de toutes ces situations où j’ai empêché des problèmes bien avant qu’ils puissent avoir lieu en risquant de prendre des vies et en endommageant des équipements chers », a-t-il expliqué.

Doron Gover, ancien pilote de l'armée de l'air israélienne, chargé du développement de mPrest, une entreprise israélienne qui a développé le Dôme de Fer. (Crédit : mPrest)
Doron Gover, ancien pilote de l’armée de l’air israélienne, chargé du développement de mPrest, une entreprise israélienne qui a développé le Dôme de Fer. (Crédit : mPrest)

ACNY et mPrest ont travaillé ensemble après l’échec de deux des plus grands transformateurs de l’ACNY. Le premier échec concernait le Projet de Centrale électrique Blenheim-Gilboa en 2012. Il a été suivi par l’échec du Projet de Centrale électrique Niagara en 2014. Ce n’était pas non plus une catastrophe à la Hollywood, mais ces problèmes ont coûté 5 millions de dollars en réparations. L’ACNY a décidé qu’ils devraient trouver une meilleure façon de procéder. Alors ils ont contacté l’Association Israélienne d’Energie Intelligente (AIEI) qui, à l’époque, voulait trouver un partenaire aux Etats-Unis.

En présentant son problème à l’une des conférences de l’AIEI, mPrest a proposé à l’ISEA une solution.

« Ils [mPrest] étaient le cerveau derrière le système de défense anti-missile et ils ont dit qu’ils pourraient l’utiliser pour surveiller la Centrale électrique », a déclaré Alan Ettlinger, le directeur de recherche, de la technologie, du développement et de l’innovation à l’ACNY.

Les transformateurs électriques surveillés par une application développée par l'Autorité électrique de l'état de New York et mPrest. (Crédit : autorisation)
Les transformateurs électriques surveillés par une application développée par l’Autorité électrique de l’état de New York et mPrest. (Crédit : autorisation)

Ensuite, en 2015, la Fondation de Recherche et Développement Industriel et Binational Israël-Etats-Unis a accordé une bourse pour aider l’ACNY et mPrest à développer le programme informatique. L’ACNY a ajouté 975 000 dollars et mPrest 1,3 million de dollars.

Au final, trois centrales électriques de l’Etat de New York ont leur propre « Dôme de Fer » : la Centrale électrique Robert Moses Niagara de l’Etat de New York, la Centrale électrique de Stockage de Blenheim-Gilboa et la centrale à 500 MW dans le Queens. Dans les prochains mois, l’ACNY prévoit d’étendre le programme à environ 50 de ses transformateurs à travers l’état.

Avec l’adoption de l’application Gestion de la Santé des Actifs de mPrest, ou mNTCS, l’ACNY peut maintenant contrôler la « santé » d’un transformateur en utilisant les données du transformateur de la Centrale électrique et de différents capteurs, des algorithms de pointe, des données sur l’historique de la performance et les rapports de laboratoires.

Alan Ettlinger, directeur de la recherche, de la technologie, du développement et de l'innovation de l'Autorité électrique de l'état de New York. (Crédit : autorisation)
Alan Ettlinger, directeur de la recherche, de la technologie, du développement et de l’innovation de l’Autorité électrique de l’état de New York. (Crédit : autorisation)

Le système arrête automatiquement et redirige l’électricité si un problème est détecté. Cela signifie que les lumières ne s’éteignent pas, les employés sont protégés des dangers d’une explosion et l’ACNY peut économiser de l’argent, a dit Ettlinger.

En tant que plus grand organisme producteur d’électricité, l’ACNY gère 16 installations productrices d’électricité et plus de 2250 kilomètres de lignes de transmission.

Cette nouvelle technologie ne peut pas empêcher les échecs dus aux conditions extrêmes comme les ouragans. Pourtant, elle peut déterminer ce qui aurait pu causer un problème.

« On peut facilement déterminer le type de problème qui s’est produit. C’est comme une autopsie – où la seule façon de trouver ce qui s’est passé est d’ouvrir le patient, la seule façon de savoir ce qui s’est passé avec le transformateur est d’ouvrir le transformateur », a déclaré Ettlinger.

A l’avenir, la technologie mPrest pourrait bien se retrouver dans d’autres installations des Etats-Unis, de l’Australie, de la Nouvelle Zéllande, de l’Amérique Latine, de la Chine et de l’Europe, a dit Gover.

En outre, la technologie intelligente de contrôle, de surveillance et d’analyse est utilisée dans des applications de défense, d’irrigation, d’économie d’eau et d’énergie. La technologie serait également utile pour les centrales nucléaires, a-t-il conclu.

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