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Les chauffeurs licenciés par le cabinet de Netanyahu réaffectés à l’administration

En raison de la violation d’accord sur les conflits d'intérêts, les trois employés, témoins au procès du Premier ministre sont réintégrés mais affectés aux tâches administratives

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse au Bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 3 janvier 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse au Bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 3 janvier 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Trois chauffeurs licenciés par le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu ont été réintégrés, mais pas à leur poste d’origine, a déclaré jeudi le bureau du Premier ministre, un jour après que le procureur général adjoint Gil Limon a ordonné qu’ils soient rétablis dans leurs fonctions.

Les chauffeurs, qui auraient été démis de leurs fonctions parce qu’ils avaient été appelés à témoigner pour le compte de l’accusation lors du procès pour corruption de Netanyahu, travailleront au sein du cabinet où ils seront chargés des tâches administratives mais ne conduiront plus Netanyahu eux-mêmes, a déclaré le cabinet du Premier ministre jeudi.

« Les contrats des chauffeurs du Premier ministre ont expiré le 31 décembre 2022, et ils continueront à être employés dans le pool de chauffeurs du bureau du Premier ministre dans les mêmes conditions », indique le communiqué.

Selon la Douzième chaîne, les chauffeurs ont reçu jeudi matin un message du cabinet du Premier ministre leur indiquant qu’ils étaient autorisés à retourner « s’asseoir dans la salle des chauffeurs » et qu’ils seraient « au mieux » affectés aux tâches quotidiennes du cabinet, malgré leurs dizaines d’années d’expérience.

Mais selon un reportage de la Douzième chaîne, jeudi soir, le conseiller juridique du Premier ministre aurait enjoint au cabinet de réintégrer les chauffeurs dans leurs fonctions.

Plusieurs médias ont cité une copie de la lettre écrite par Limon au directeur général du cabinet du Premier ministre, Yossi Shelley, en début de semaine, dans laquelle il expliquait à ce dernier que, suite à une enquête, la décision de renvoyer les chauffeurs était en violation du contrat de conflit d’intérêts signé par le chef de cabinet du Premier ministre, Tzachi Braverman. Ce contrat lui interdisait de prendre des décisions concernant les témoins du procès de Netanyahu.

Le procureur général adjoint, le Dr Gil Limon, le 2 août 2021. (Crédit : Gideon Sharon)

Limon a déclaré que « la prudence et une attention particulière » doivent être prises lors de la prise de décisions administratives impliquant des employés qui sont des témoins dans le procès, afin de prévenir « même l’apparence » d’ingérence dans les affaires.

Netanyahu est jugé dans trois affaires de corruption. Il est accusé de fraude et d’abus de confiance dans les affaires 1000 et 2000, et de corruption, fraude et abus de confiance dans l’affaire 4000. Il nie avoir commis des actes répréhensibles et affirme que les accusations ont été fabriquées dans le cadre d’une tentative de coup politique menée par la police, le ministère public, les médias et ses rivaux de gauche.

L’affaire 1000 porte sur des accusations selon lesquelles Netanyahu aurait reçu des cadeaux coûteux de la part d’hommes d’affaires en échange d’avantages qu’il leur aurait accordés.

Les trois chauffeurs qui ont été licenciés auraient contredit le témoignage de Netanyahu à la police sur l’origine de certains cigares.

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