Israël en guerre - Jour 371

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Les combats se poursuivront à Rafah jusqu’à la défaite du Hamas, dit un général de Tsahal

Un soldat tué dimanche dans la ville la plus au sud de Gaza ; Le premier jour des « pauses stratégiques » de Tsahal dans la bande de Gaza intervient alors que les Palestiniens célèbrent l'Aïd al-Adha et que les combats semblent s'apaiser

Le chef du commandement sud de Tsahal, le général de division Yaron Finkelman, à Rafah, dans le sud de Gaza, le 12 juin 2024. (Armée israélienne)
Le chef du commandement sud de Tsahal, le général de division Yaron Finkelman, à Rafah, dans le sud de Gaza, le 12 juin 2024. (Armée israélienne)

En présence des commandants déployés à Rafah, le chef du commandement sud de Tsahal, le Maj. Gén. Yaron Finkelman a déclaré dimanche que les combats qui se déroulent dans la ville la plus au sud de Gaza se poursuivraient jusqu’à la défaite du Hamas.

Lors de cette réunion consacrée à l’activité opérationnelle actuelle et future, Finkelman a évoqué l’explosion mortelle qui, à Rafah, la veille, a coûté la vie à huit soldats à bord d’un véhicule blindé de génie de combat Namer.

« Nous sommes ici après l’incident regrettable qui s’est produit hier, a déclaré Finkelman. Nous avons perdu des combattants et des commandants dans cette attaque. Ils étaient les meilleurs de nos hommes. »

Malgré les lourdes pertes, a-t-il ajouté, « il est de notre devoir de continuer à attaquer la brigade de Rafah du Hamas, et ce, jusqu’à la victoire. »

Des commandos interviennent à Rafah, dans le sud de Gaza, sur une photo publiée le 15 juin 2024. (Armée israélienne)

Finkelman a conclu que dorénavant, le plus important pour Tsahal était de continuer les combats et d’enquêter sur les circonstances de l’incident pour en tirer tous les enseignements.

En dépit des combats, Gaza a connu son premier jour de calme relatif depuis des mois, ce dimanche, Tsahal ayant décrété « une pause » lors des combats quotidiens à proximité d’une route, au sud, afin de faciliter l’acheminement de l’aide.

Dimanche matin, l’armée israélienne a annoncé une « pause tactique » quotidienne de 8H00 à 19H00, « jusqu’à nouvel ordre », dans la zone allant de Kerem Shalom, passage dans le sud d’Israël, jusqu’à la route Salaheddine à Gaza, puis vers le nord du territoire palestinien.

Elle a été décidée pour permettre une « augmentation du volume d’aide humanitaire entrant dans Gaza » après des discussions avec l’ONU notamment, a-t-elle précisé dans un communiqué.

Le COGAT, l’organe du ministère de la Défense en charge de la coordination des activités en Cisjordanie et à Gaza, a déclaré dimanche qu’un millier de camions d’aide humanitaire attendaient d’être récupérés du côté gazaoui du terminal de Kerem Shalom, 92 seulement d’entre eux ayant été collectés par les agences d’aide de l’ONU lors de la journée.

Dimanche, des journalistes de l’AFP ont rapporté que le nord et le centre de la bande de Gaza bénéficiaient d’un moment de répit, n’ayant pas connaissance de frappes ou de combats. Mais des tirs et un bombardement ont touché la ville de Rafah, ont-ils précisé.

Des membres de la brigade Givati se déplooient à Rafah, dans le sud de Gaza, sur une photo publiée le 2 juin 2024. (Armée israélienne)

« Depuis ce matin, nous avons ressenti un calme soudain, sans coups de feu, ni bombardement (…), c’est étrange », confie Haïtham al-Ghoura, 30 ans, de Gaza-ville, espérant que cette pause pourrait présager l’approche d’un cessez-le-feu permanent.

Ce bref sursis a permis aux fidèles un moment de calme en ce jour de l’Aïd el-Adha célébrée par les musulmans à travers le monde.

« Cet Aïd est complètement différent. Nous avons perdu beaucoup de gens, il y a beaucoup de destructions. Nous ne ressentons pas la joie des années précédentes », confie Oum Muhammad Al-Katri, une habitante du camp de Jabaliya, où les combats ont été très durs entre Israël et les combattants palestiniens.

La guerre à Gaza a éclaté lorsque le Hamas a envoyé 3 000 terroristes armés en Israël, le 7 octobre, pour mener une attaque brutale au cours de laquelle ils ont tué près de 1 200 personnes. Les terroristes ont également pris en otage 251 personnes, pour la plupart des civils, et les ont emmenées à Gaza. Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages.

Le ministère de la santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, affirme que plus de 37 000 personnes ont été tuées ou sont présumées mortes dans les combats jusqu’à présent. Ce bilan, qui ne peut être vérifié et qui ne fait pas la distinction entre terroristes et civils, inclut les quelque 15 000 terroristes qu’Israël affirme avoir tués au combat et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza.

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