Les crimes de haine en forte hausse à Londres
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Les crimes de haine en forte hausse à Londres

La police annonce un bond de 61 % des agressions antisémites et islamophobes à Londres par rapport à 2014

Des policiers britanniques (Crédit: Wikimedia Commons)
Des policiers britanniques (Crédit: Wikimedia Commons)

Le nombre de crimes de haine antisémites et islamophobes enregistrés cette année par la police à Londres est 61 % supérieur à celui de 2014.

Les chiffres publiés cette semaine par la police ont recensé 483 crimes de haine antisémites répertoriés pendant les 12 mois précédent le 1er novembre 2015. Dans la précédente période de 12 mois, 299 incidents avaient été rapportés.

Les crimes de haine contre les musulmans, décrits comme des « crimes islamophobes » par la police de Londres, ont vu une augmentation similaire, atteignant 818 pendant les 12 mois précédent le 1er novembre 2015, contre 499 pour la période précédente.

Commentant les statistiques, un porte-parole de Community Security Trust (CST), qui est l’observateur et le service de sécurité de la communauté juive britannique, a déclaré au Jewish News of London : « Toute augmentation des crimes de haine antisémites est inquiétante. Nous espérons que cela reflète une confiance accrue des victimes et des témoins pour déclarer des crimes de haine à la police, ainsi que toutes les hausses des chiffres de crimes de haine qui ont lieu. »

Par ailleurs, une cour britannique a condamné la semaine dernière l’organisateur d’extrême-droite d’un rassemblement antisémite en juillet à trois ans de prison pour avoir poster des images haineuses sur internet, selon le Daily Mail du 17 décembre.

Joshua Bonehill-Paine, 23 ans, a été jugé coupable d’incitation à la haine raciale à Southwark Crown après avoir tweeté des images du camp de concentration d’Auschwitz et une bouteille de désherbant en amont de l’évènement à Golders Green, un quartier majoritairement juif du nord de Londres. Le rassemblement a ensuite déplacé sur ordre de la police.

La semaine dernière également, le secrétaire à l’Education britannique, Nicky Morgan, aurait décidé d’étudier les scolarisations à domicile des enfants, à propos d’éventuelles craintes que l’on leur enseigne des attitudes antisémites dans des cadres religieux musulmans semi-organisés, connus comme des madrasas, qui sont considérés comme une forme de scolarisation à domicile.

« Pour un parent accomplissant un brillant travail, il peut y avoir quelqu’un qui remplit l’esprit de son enfant avec du poison, a déclaré une source gouvernementale haut placée au Guardian. Nous ne savons simplement pas. Nous n’avons pas de chiffres fiables. »

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