Les Démocrates : Trump est à blâmer pour ‘l’antisémitisme’ croissant dans son parti
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Les Démocrates : Trump est à blâmer pour ‘l’antisémitisme’ croissant dans son parti

Selon la représentante Wasserman Schultz, la convention met en évidence « l'environnement antisémite » que le candidat républicain « étreint »

Debbie Wasserman Schultz, présidente du Democratic National Committee, explique pourquoi elle croit qu'Hillary Clinton est la meilleur candidate à la présidence, lors d'une interview au Quicken Loans Arena le 20 juillet 2016 à Cleveland (Photo: Kirk Irwin/Getty Images for SiriusXM/AFP)
Debbie Wasserman Schultz, présidente du Democratic National Committee, explique pourquoi elle croit qu'Hillary Clinton est la meilleur candidate à la présidence, lors d'une interview au Quicken Loans Arena le 20 juillet 2016 à Cleveland (Photo: Kirk Irwin/Getty Images for SiriusXM/AFP)

CLEVELAND – Les Démocrates ont blâmé le candidat républicain Donald Trump pour ce qu’ils dépeignent comme de l’antisémitisme qui serait en pleine croissance dans son parti.

La représentante democrate Debbie Wasserman Schultz, présidente du Democratic National Committee, a déclaré mercredi que la convention républicaine avait mis en évidence un « environnement antisémite que Donald Trump étreint. »

« L’antisémitisme qui traverse le Parti républicain arrive tôt ou tard directement aux pieds de Donald Trump, » a-t-elle dit.

L’évaluation tranchante de Wasserman Schultz était un signe clair que les Démocrates ont l’intention d’inclure les préjugés anti-juif parmi les outrages qui selon eux ont rendu Trump si important. Lors d’une conférence téléphonique au troisième jour de la convention républicaine à Cleveland, Wasserman Schultz, qui est juive, a rejoint les représentants Xavier Becerra et Joyce Beatty, laquelle est noire, dans leur litanie de griefs.

Wasserman Schultz a inclus la controverse autour de l’utilisation par Trump d’une image où étaient juxtaposées la photo de la candidate démocrate présumée Hillary Clinton, des liasses de billets, des accusations de corruption et une étoile à six branches rouge ressemblant à une étoile de David. Elle a également évoqué son désaveu réticent du soutien de David Duke, l’ancien chef du Ku Klux Klan, et l’arrêt des commentaires sous la retransmission en direct de la convention républicaine sur YouTube qui avaient été inondés de qualificatifs antisémites lorsque Linda Lingle, l’ancienne gouverneure juive de Hawaii, s’était adressée à la salle.

« Il a posté des images antisémites sur Twitter, » a-t-elle dit. « Il y a tellement d’antisémitisme dans le Parti républicain que lundi soir lorsque Linda Lingle, l’ex-gouverneure d’Hawaï qui est juive a parlé, ils ont fermé leur chat en direct. »

Trump et ses alliés ont vigoureusement rejeté toute accusation d’antisémitisme, mentionnant sa proximité avec sa fille Ivanka, qui s’est convertie au judaïsme orthodoxe, et avec le mari de celle-ci, Jared Kushner, un proche conseiller de la campagne.

Mais les Démocrates ne sont pas prêts à renoncer aux interactions de Trump avec des antisémites sur les médias sociaux.

Mardi soir, l’équipe de campagne de Clinton a réprimandé Paul Ryan, le président de la Chambre des représentants des Etats-Unis, pour s’être rallié à Trump après avoir critiqué dans un premier temps la star de la télé-réalité devenue candidat républicain pour l’utilisation de l’imagerie rappelant une étoile de David.

Le candidat républicain à la présidentielle Donald Trump pendant un meeting de campagne au Trump SoHo Hotel, à New York, le 22 juin 2016. (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)
Le candidat républicain à la présidentielle Donald Trump pendant un meeting de campagne au Trump SoHo Hotel, à New York, le 22 juin 2016. (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)

Le tweet d’un compte de la campagne de Clinton, The Briefing, a cité Ryan, qui avait plus tôt dans le mois décrié l’utilisation par Trump de l’image.

« Regardez, les images antisémites, elles n’ont pas de place dans une campagne présidentielle, » avait dit Ryan selon The Briefing. « Les candidats doivent le savoir. »

Trump avait publié l’image, qui était née à l’extrême droite, sur son compte Twitter et un membre de la campagne l’a effacée après quelques heures, mais Trump a dit plus tard qu’il regrettait cet acte et aurait préféré défendre l’image – une citation que The Briefing a juxtaposée à celle de Ryan.
 
« J’ai dit : ‘Dommage, vous auriez dû la laisser en ligne’, avait déclaré Trump dans la citation repiquée par The Briefing.

« Mais malgré tout @SpeakerRyan soutient encore Donald Trump pour la présidence, » a ajouté The Briefing, terminant avec le hashtag officiel de la convention républicaine de cette semaine, #RNCinCLE.

Le tweet de The Briefing est sorti dans la soirée, intentionnellement juste avant le discours de Ryan à la convention, le jour où il a dirigé le processus de nomination officielle de Trump.

Ryan a soutenu Trump tièdement après avoir hésité pendant des mois. Il avait exprimé des réserves sur les travers de Trump contre les minorités, son style rhétorique irritant et sa politique étrangère. Comme beaucoup d’autres orateurs de cette semaine, Ryan a concentré son discours davantage sur ce qu’il décrit comme les échecs du président Barack Obama et de Clinton, qui fut la secrétaire d’Etat pendant le premier mandat d’Obama.

Le bureau de Ryan n’a pas répondu aux demandes de commentaires.

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