Les députés pourraient reprendre les visites sur le mont du Temple
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Les députés pourraient reprendre les visites sur le mont du Temple

Après une interdiction de 8 mois, la police propose de permettre aux élus musulmans de s'y rendre début juillet, et aux élus juifs la semaine suivante

Le mont du Temple - 11 novembre 2014 (Crédit : Mitch Ginsburg/Times of Israel)
Le mont du Temple - 11 novembre 2014 (Crédit : Mitch Ginsburg/Times of Israel)

Une injonction de huit mois interdisant aux dirigeants politiques de se rendre sur le mont du Temple pourrait être levée à la fin du mois de juin.

La commission d’Ethique de la Knesset doit se prononcer mardi sur la fin de la restriction, qu’elle a imposée aux députés en octobre dernier au milieu de l’escalade de violence sur le site sacré de Jérusalem ultra sensible, dont des attentats terroristes palestiniens contre des Israéliens et des affrontements violents entre les forces de sécurité et les Palestiniens en Cisjordanie.

La mesure intervient également après une déclaration de plusieurs députés de la Liste arabe unie le mois dernier qu’ils se rendraient sur le mont du Temple pendant le mois sacré musulman du ramadan, qui a débuté le 6 juin, que l’interdiction reste en vigueur ou non.

L’annonce a conduit à une réunion il y a deux semaines dans le bureau du président de la Knesset, Yuli Edelstein, en présence du chef de la police israélienne, Roni Alsheich, et du commandant de la police de Jérusalem, Yoram Halevy, au cours de laquelle les responsables de la police ont dit qu’ils ne sont plus opposés à ces visites, citant une évaluation mise à jour des renseignements indiquant que les visites de politiciens sur les lieux saints du mont ne sont pas susceptibles d’entraîner un regain de violence.

Dans un compromis proposé par la police, les élus musulmans seraient autorisés à renouveler leurs visites sur le site dans la dernière semaine du ramadan – correspondant à la première semaine de juillet – et les élus juifs seraient autorisés à renouveler leurs visites la semaine suivante.

Le député Yehuda Glick à son investiture à la Knesset, le 25 mai 2016. (Photo: Porte-parole de la Knesset)
Le député Yehuda Glick à son investiture à la Knesset, le 25 mai 2016. (Photo: Porte-parole de la Knesset)

Un responsable de la Knesset a déclaré au site de Walla News que la levée de l’interdiction continuera en fonction des évaluations de la police sur les éventuelles retombées de ces visites.

La nouvelle a été saluée lundi par le député Yehuda Glick du Likud, un activiste controversé qui a fait campagne pour autoriser la prière juive sur le mont du Temple. En vertu d’un accord de statu quo en vigueur depuis qu’Israël a conquis ce site – qui est le plus sacré du judaïsme et le troisième lieu saint de l’islam – durant la guerre des Six Jours en 1967, les Juifs sont autorisés à le visiter, mais pas d’y prier.

Sur Twitter, Glick a « appelé toutes les parties à unir leurs forces pour transformer le lieu en un centre mondial pour la paix, la réconciliation et la coexistence ».

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