Les dirigeants du Hamas assurent « vouloir la paix », selon un responsable américain
Si Israël reste très sceptique quant au désarmement du Hamas, le responsable a insisté sur le fait que le groupe terroriste palestinien avait indiqué qu'il était prêt à le faire
Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Un responsable américain a reconnu mercredi devant qu’Israël était très sceptique quant au désarmement du Hamas, mais il a insisté sur le fait que le groupe terroriste palestinien avait indiqué qu’il était prêt à le faire.
« L’objectif est de créer une alternative au Hamas qui souhaite la paix et de trouver comment lui donner les moyens d’agir », a expliqué le responsable à propos du comité technocratique palestinien pour Gaza, lancé le même jour.
« Nous allons entamer des discussions avec le Hamas sur la prochaine phase, qui est la démilitarisation, et [nous allons discuter] avec Israël du programme d’amnistie qui pourrait être accordé aux [terroristes] du Hamas s’ils acceptent de le faire », a poursuivi le responsable.
« Il est clair qu’il n’y a pas beaucoup de confiance entre les deux parties après des décennies de conflit, mais… je pense qu’il y a de bonnes chances que tout le monde essaie de respecter ses engagements dans l’accord et que nous puissions faire avancer les choses. »
Il a affirmé que les responsables du Hamas « indiquent qu’il existe une réelle possibilité que [la démilitarisation] se produise, nous faisons donc tout notre possible pour que cela se réalise ».
« Nous avons discuté avec plusieurs membres du Hamas et nous entendons partout dans le monde arabe que les gens ne veulent plus la guerre. Ils veulent la paix. Ils veulent un avenir économique meilleur pour leurs familles. Ils veulent des logements décents », a déclaré un deuxième responsable américain lors du briefing.
« Ils veulent ce que tout le monde veut dans ce monde : une vie agréable. Et une vie agréable ne s’obtient pas par des moyens militaires. »
Donnant plus de détails sur ce à quoi pourrait ressembler la démilitarisation, le premier haut responsable a déclaré que toutes les infrastructures terroristes de Gaza seraient détruites et que « les armes lourdes, telles que les RPG (lance-roquettes individuels), les lance-missiles et les missiles » devraient « être placées dans un endroit où elles ne pourraient pas être utilisées ».
Il n’a fait aucune mention des armes légères, dont Israël insiste également pour qu’elles fassent partie du programme de désarmement, affirmant que le Hamas utilise des AK-47 pour maintenir son contrôle sur les Gazaouis.
« Gaza a besoin d’une police de base pour contrôler sa population. Les gens doivent pouvoir s’assurer que c’est un endroit sans criminalité, où ils peuvent vivre librement et en sécurité », a déclaré le responsable.
Les États-Unis sont en pourparlers avec les médiateurs du Moyen-Orient, l’Égypte, le Qatar et la Turquie, qui ont assuré à Washington que le Hamas accepterait un plan de désarmement progressif, qui commencerait par la remise des armes lourdes du groupe terroriste, puis par le lancement d’un programme de « rachat » des armes légères, selon un responsable américain et deux diplomates arabes qui se sont confiés au Times of Israel la semaine dernière. Ils ont précisé que l’objectif était de commencer à mettre en œuvre le programme dans les semaines à venir.
Il n’est toutefois pas certain que ce cadre soit suffisant pour Israël. Les responsables du Hamas ont en effet publiquement affirmé qu’ils n’accepteraient de renoncer à leurs armes que dans le cadre d’un processus négocié aboutissant à la création d’un État palestinien.







