Les discussions Arabie Saoudite/Iran à un « stade précoce » – ministre saoudien
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Les discussions Arabie Saoudite/Iran à un « stade précoce » – ministre saoudien

Organisées début avril, les discussions, facilités par le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi, étaient restées secrètes jusqu'à leur révélation par un journal

Le Prince Faisal ben Farhan Al-Saud, ministre saoudien des Affaires étrangères, participe à une conférence de presse commune avec le ministre allemand des Affaires étrangères à Berlin, le 19 août 2020. (Photo par John MACDOUGALL / POOL / AFP)
Le Prince Faisal ben Farhan Al-Saud, ministre saoudien des Affaires étrangères, participe à une conférence de presse commune avec le ministre allemand des Affaires étrangères à Berlin, le 19 août 2020. (Photo par John MACDOUGALL / POOL / AFP)

Les discussions entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, deux grands pays rivaux, sont à un stade « exploratoire », a déclaré mardi à l’AFP le ministre saoudien des Affaires étrangères Fayçal ben Farhan.

« Nous avons entamé des discussions exploratoires, elles en sont à leur début », a déclaré le ministre, venu à Paris pour participer à deux sommets internationaux.

Organisées début avril, les discussions, facilités par le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi, étaient restées secrètes jusqu’à ce que le journal Financial Times rapporte la tenue d’une première rencontre à Bagdad. Le gouvernement iranien l’a confirmé de son côté lundi.

« Nous espérons que les Iraniens verront que c’est dans leur intérêt de travailler avec leurs voisins d’une manière positive qui mène à la sécurité, la stabilité et la prospérité. S’ils peuvent voir que c’est dans leur intérêt, je peux avoir de l’espoir. Pour l’instant, nous en sommes à un stade précoce », a déclaré Fayçal ben Farhan.

Téhéran et Ryad ont rompu en 2016 leurs relations diplomatiques, creusant une ligne de fracture dans la région.

Ils sont empêtrés dans des conflits régionaux, soutenant des camps opposés notamment en Syrie et au Yémen. L’Arabie Saoudite suit également de très près le programme nucléaire et balistique iranien.

Fin avril le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salman a adopté un ton conciliant envers le grand rival iranien en disant qu’il souhaitait avoir de « bonnes » relations. Des déclarations saluées à Téhéran.

Interrogé sur l’impact du résultat des élections présidentielles iraniennes du 18 juin sur la politique régionale de Téhéran, Fayçal ben Farhan a estimé qu’il sera minime puisqu’elle est décidée par le guide suprême Ali Khamenei.

« Le rôle du guide suprême est clef, donc nous ne pensons pas qu’il y aura de changement substantiel de la politique étrangère de l’Iran ».

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