Les effets secondaires redoutés plus fréquents chez les cas COVID – étude
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Les effets secondaires redoutés plus fréquents chez les cas COVID – étude

Les patients atteints du coronavirus sont 4 fois plus susceptibles de contracter une myocardite que les personnes vaccinées, affirme la plus importante étude de ce type à ce jour

Un agent de santé prépare un vaccin 
 contre la Covid-19 à Jérusalem, le 24 août 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Un agent de santé prépare un vaccin contre la Covid-19 à Jérusalem, le 24 août 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Selon une étude israélienne, le COVID est bien pire que les vaccins en ce qui concerne l’augmentation du risque de myocardite et d’autres affections que l’on craignait comme effets secondaires post-inoculation.

Les auteurs de l’étude sur les effets secondaires, examinée par des pairs et considérée comme la plus importante de ce type à ce jour, affirment qu’elle offre de nouvelles garanties quant à la sécurité du vaccin Pfizer. Ils estiment qu’elle devrait inciter les personnes qui fuient les vaccins en raison de leurs rares effets secondaires à y repenser sérieusement.

« Toute personne qui a hésité jusqu’à présent à se faire vacciner en raison d’inquiétudes concernant des effets secondaires rares tels que la myocardite doit savoir que le risque de myocardite est plus élevé chez les personnes non vaccinées et infectées par le coronavirus », a déclaré le professeur Ran Balicer, responsable de la recherche à la caisse d’assurance Clalit, qui a produit l’étude.

L’étude a porté sur près de deux millions de dossiers médicaux et n’a pas permis d’identifier une incidence élevée d’effets secondaires graves après la vaccination – tout en constatant que plusieurs pathologies sont moins fréquentes que la normale chez les personnes nouvellement vaccinées.

Selon M. Balicer, cette étude fournit des chiffres clairs qui relativisent l’incidence des effets secondaires, qui sont très présents à l’esprit de beaucoup.

Balicer, conseiller principal du gouvernement israélien sur le coronavirus, a déclaré : « Jusqu’à présent, l’un des principaux motifs d’hésitation à se faire vacciner était le manque d’informations sur les éventuels effets secondaires des vaccins. Cette étude approfondie fournit des informations fiables sur la sécurité des vaccins, et nous espérons qu’elle aidera ceux qui ne se sont pas encore décidés pour le vaccin. »

L’un des effets secondaires les plus discutés du vaccin, une maladie cardiaque appelée myocardite, s’est avérée être élevée chez les personnes vaccinées, avec 2,7 cas de plus pour 100 000 personnes que ce qui devrait normalement se produire (connus sous le nom de cas excédentaires). Mais parmi les personnes qui n’ont pas été vaccinées et qui ont ensuite attrapé le COVID-19 et se sont rétablies, le nombre de cas excédentaires était de 11 pour 100 000.

Le professeur Ran Balicer, responsable de l’innovation chez Clalit, le plus grand fournisseur de services de santé d’Israël, à Tel Aviv le 10 juin 2020 (Crédit : EMMANUEL DUNAND / AFP)

L’étude, qui vient d’être publiée dans le New England Journal of Medicine, s’est concentrée sur les personnes ayant reçu le vaccin Pfizer, et a suivi la santé des patients pendant six semaines. L’étude a conclu que « le vaccin BNT162b2 n’était pas associé à un risque élevé de la plupart des événements indésirables examinés. »

Les principales exceptions étaient la lymphadénopathie, qui consiste en une hypertrophie des ganglions lymphatiques, et le zona. Il y a eu 78 cas supplémentaires de lymphadénopathie pour 100 000 personnes vaccinées, mais seulement 3 chez les personnes non vaccinées et infectées.

Il y a eu neuf cas de zona pour 100 000 dans la population non vaccinée de moins que la norme, mais 16 cas excédentaires chez les patients vaccinés.

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz dans un centre de vaccination installé temporairement dans la ville arabe israélienne de Kfar Qassem. Le 23 août 2021. (Crédit : Yossi Aloni/FLASH90)

Les données indiquent que les affections redoutées en tant qu’effets secondaires étaient largement dans la norme – voire moins fréquentes que la normale – parmi les personnes vaccinées, mais élevées parmi celles qui ont attrapé la COVID-19.

Les lésions rénales aiguës et l’arythmie se sont révélées moins fréquentes que prévues chez les vaccinés. Pourtant, parmi les patients non vaccinés et infectés, il y avait des cas supplémentaires – jusqu’à 125 et 166 pour 100 000 dans le cas des lésions rénales aiguës et de l’arythmie respectivement.

D’autres affections étaient plus fréquentes chez les patients guéris, mais se situaient dans une fourchette largement normale chez les vaccinés. Il s’agissait de l’embolie pulmonaire (62 événements excédentaires pour 100 000 chez les personnes infectées), de la thrombose veineuse profonde (43 événements), de l’infarctus du myocarde (25 événements), de la péricardite (11 événements) et de l’hémorragie intracrânienne (7,6 événements).

L’appendicite s’est avérée supérieure à la norme tant chez les personnes vaccinées que chez les personnes non vaccinées infectées à un niveau similaire – avec respectivement cinq et quatre cas excédentaires pour 100 000 personnes.

La recherche a été menée en partenariat avec l’Université de Harvard, qui a choisi d’étudier les données israéliennes parce qu’elles sont complètes. Marc Lipsitch, directeur du Center for Communicable Disease Dynamics (Centre pour la dynamique des maladies transmissibles) de Harvard, co-auteur de l’étude, a déclaré que l’un des principaux défis de la recherche sur la sécurité des vaccins est de comparer des patients semblables.

« C’est particulièrement difficile lorsqu’il s’agit de vaccins qui progressent si rapidement, mais l’extraordinaire base de données de Clalit permet de concevoir des recherches qui relèvent ces défis d’une manière qui renforce la confiance dans la fiabilité des conclusions de la recherche. »

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