Les Emiratis ont gagné en donnant aux Israéliens quelque chose à perdre
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Analyse

Les Emiratis ont gagné en donnant aux Israéliens quelque chose à perdre

Il y a une leçon pour les Palestiniens : Israël peut subir des pressions et être influencé, mais pas par un mouvement national palestinien qui travaille contre lui-même

Haviv Rettig Gur

Haviv Rettig Gur est l'analyste du Times of Israël

Le cheikh Mohammed ben Zayed al-Nahyan, prince héritier d'Abou Dhabi et commandant en chef adjoint des forces armées des Émirats arabes unis, au Kremlin à Moscou, le 24 mars 2016. (Crédit : Alexander Nemenov / Pool photo via AP)
Le cheikh Mohammed ben Zayed al-Nahyan, prince héritier d'Abou Dhabi et commandant en chef adjoint des forces armées des Émirats arabes unis, au Kremlin à Moscou, le 24 mars 2016. (Crédit : Alexander Nemenov / Pool photo via AP)

Les dirigeants palestiniens travaillent d’arrache-pied sur leur réponse à l’annonce, la semaine dernière, de la normalisation des relations entre Israël et les Émirats arabes unis.

Leurs options sont limitées. Le Premier ministre Mohammad Shtayyeh a été réduit à annoncer que la Palestine boycotterait désormais l’Expo de Dubaï prévue pour octobre 2021.

Comme Mahmoud Habbash, conseiller du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, s’est plaint lundi, même la Ligue Arabe et les organisations musulmanes multinationales semblent frappées de stupeur par l’accord.

« Est-ce la nation arabe ? » a-t-il interrogé dans une interview à la télévision palestinienne, jurant que tout Arabe qui se rendra en pèlerinage en Israël à Al-Aqsa sera accueilli sur le lieu saint avec « les chaussures et les crachats du peuple de Jérusalem ». Le silence « honteux » du monde arabe, a-t-il soutenu, « montre que nous sommes confrontés à complot qui comprend de nombreux participants ».

Une frustration profonde peut susciter de la colère et inspirer des théories du complot, mais ce n’est pas une conspiration qui met au défi les Palestiniens. C’est une exposition longtemps rejetée d’un des faits les plus amers de leur situation : le monde arabe a toujours été plus préoccupé par la Palestine en tant que symbole, que par les Palestiniens en tant qu’êtres humains.

L’image des Israéliens « colonialistes » écrasant un peuple arabe faible et malheureux était, pour de nombreux penseurs et dirigeants politiques arabes, un substitut aux inquiétudes concernant la faiblesse plus vaste et plus ancienne des Arabes face à la domination et à l’impérialisme turcs et européens.

À aucun autre moment de l’ère moderne, la faiblesse arabe n’a été réifiée plus viscéralement que dans l’échec lent mais visiblement implacable de la cause palestinienne. C’est ce symbolisme, ce que la Palestine dit de ses propres histoires et identités, et non pas la souffrance palestinienne elle-même, qui a fait de l’antisémitisme une doctrine majoritaire, même dans des pays comme l’Algérie, une nation arabe qui n’a pas vu de juifs depuis près de 60 ans.

Il n’est donc pas surprenant, surtout pour les Palestiniens, que les ferventes déclarations de loyauté des Arabes à la Palestine ne se soient jamais traduites par un secours significatif pour les Palestiniens, que ce soit en Cisjordanie et la bande de Gaza, ou dans les communautés de réfugiés et de leurs descendants dispersés dans toute la région, à qui sont refusés, par les pays-même dans lesquels ils résident depuis sept longues décennies, les services sociaux, la citoyenneté et même le droit de posséder des terres.

Le Mouvement National Palestinien est maintenant à la croisée des chemins. Certes, le monde arabe se soucie toujours des Palestiniens, parfois profondément. Mais l’histoire palestinienne est néanmoins passée de la représentation d’une histoire arabe générale, à une tragédie qui n’affecte que les Palestiniens, et au cours de ce processus, a perdu son emprise sur l’élaboration des politiques arabes. Les États du Golfe, riches en pétrole, sont désormais des pôles commerciaux mondiaux et respectés, qui considèrent l’Occident non comme un oppresseur ou une civilisation concurrente, mais comme une cible d’investissement et une source de stabilité. Les nouvelles menaces qui pèsent sur le monde arabe sont régionales – Iran, Turquie, factions islamistes de toutes sortes – ou localement ancrées, de la corruption aux conflits culturels. Le monde arabe a changé, le récit palestinien reste le même.

Des Palestiniens de Ramallah, en Cisjordanie, brûlent des photos du prince héritier émirati le cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan (en haut) et du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, lors d’une manifestation contre l’accord EAU-Israël visant à normaliser les relations diplomatiques, le 15 août 2020. (Abbas Momani / AFP)

La demande de Haniyeh

Puis, il y a aussi la pure incompatibilité du conflit. Il n’est pas nécessaire d’aimer Israël pour comprendre que la politique palestinienne, du rejet du Hamas à la corruption du Fatah, est un frein pour la cause palestinienne.

Dans une interview révélatrice du 26 juillet avec Lusail News du Qatar, le chef du Hamas Ismail Haniyeh a révélé un point important sur l’interaction entre les factions politiques palestiniennes et le monde arabe dans son ensemble.

« Des partis, dont nous savons qu’ils sont payés par certaines superpuissances » – une référence claire aux riches États du Golfe – « sont venus nous voir et nous ont proposé de mettre en place de nouveaux projets dans la bande de Gaza à hauteur de peut-être 15 milliards de dollars », a-t-il déclaré, selon la traduction de MEMRI.

Ces projets comprenaient la levée du blocus israélo-égyptien sur le territoire assiégé, un aéroport et un port maritime.

Des bateaux de pêche dans le port de la ville de Gaza, le 25 juin 2019. (Hassan Jedi/Flash90)

« Nous leur avons dit : ‘C’est génial. Nous voulons un aéroport et un port maritime, et nous voulons briser le siège de la bande de Gaza. C’est une demande palestinienne, mais que sommes-nous censés donner en
retour ?’ » La réponse : « Ils veulent que nous dissolvions les branches militaires des factions pour les incorporer dans les forces de police. Naturellement, nous avons complètement rejeté cette offre … Nous avons ces demandes parce que c’est notre droit, et non en échange de l’abandon de nos principes politiques, de notre résistance ou de nos armes. »

L’interviewer a demandé : « Quels sont vos principes politiques ? »

La réponse de Haniyeh : « Nous ne reconnaitrons pas Israël, la Palestine doit s’étendre du fleuve à la mer, le droit au retour [doit être respecté], les prisonniers libérés et un État palestinien pleinement souverain avec Jérusalem comme capitale doit être établi. »

Haniyeh n’a pas eu l’air de se rendre compte de ce qu’il admettait. Il est logique que les parties riches du monde arabe essaient d’acheter leur chemin pour se libérer de la question palestinienne, puisqu’elle ne fait plus écho à leur identité.

Ceux qui cherchent maintenant à s’allier à Israël contre l’Iran ou à s’associer à l’État Juif en ce qui concerne le commerce et la technologie, sont prêts à noyer les Palestiniens de leur argent, non pas pour le bien-être des Palestiniens, mais pour faire disparaître le problème politique qu’ils représentent.

Ismail Haniyeh, le chef du Hamas, s’exprime lors d’une rencontre avec des journalistes étrangers à Gaza Ville, le 20 juin 2019. (Mohammed Abed/AFP)

La réponse de Haniyeh à ce désir était une demande simple ; la disparition complète d’Israël. Une réponse qui sembla probablement à ses futurs bienfaiteurs, comme la demande que tous les avantages que les États arabes pourraient tirer d’une relation avec Israël, soient subordonnés au récit palestinien avec lequel ils ne s’identifient plus vraiment, et aux besoins des factions palestiniennes qu’ils ne respectent plus.

La décision émiratie de normaliser les relations avec Israël est donc une sorte de détachement de la question palestinienne. Les Émiratis ne semblent pas s’en soucier, causant la frustration désespérée des Palestiniens.

Aujourd’hui, c’est surtout dans la politique religieuse islamiste que l’on trouve encore des inquiétudes idéologiques intenses au sujet de la question palestinienne. Ce n’est pas un hasard si le Hamas trouve maintenant ses principaux mécènes à Ankara et à Téhéran. Pour les dirigeants actuels de la Turquie et de l’Iran, la condition palestinienne symbolise quelque chose d’important pour la position et la trajectoire du monde musulman. Leur soutien est donc assuré pour l’instant, mais uniquement pour ceux de la politique palestinienne qui arborent cette bannière islamiste.

Hamas contre les Français

La décision émiratie de normaliser les relations avec Israël est donc une sorte de détachement de la question palestinienne. Les Émiratis ne semblent pas s’en soucier, causant la frustration désespérée des Palestiniens.

Ismail Haniyeh, le chef du Hamas dans la bande de Gaza, à gauche, et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan saluent les élus et soutiens du parti islamique de la Justice et du Développement d’Ergodan au parlement à Ankara, en Turquie, le 3 janvier 2012. (Crédit : AP)

Pourtant, dans l’accord de normalisation se trouve une leçon pour les Palestiniens. Le prince héritier Mohammed bin Zayed Al Nahyan, qui a négocié l’accord du côté émirati, a démontré un détail-clef pour des négociations avec les Israéliens, détail que les factions palestiniennes, qui passent étonnamment peu de temps à étudier sérieusement ce que pensent et ressentent les Juifs israéliens, n’ont pas encore compris. C’est tellement simple que ça semble caricatural : pour changer le comportement des Juifs israéliens, vous devez les convaincre qu’ils ont quelque chose à perdre.

Une phrase comme celle-là est une chose dangereuse à jeter dans le débat frénétique israélo-palestinien. Certains diront qu’Israël, puissant et riche, a beaucoup à perdre – et plus tôt il commencera à le perdre, plus tôt cela affectera son comportement. D’autres diront que la nécessité de mettre fin au carcan militaire d’Israël sur un autre peuple est un impératif moral si écrasant que toute discussion visant à peaufiner la psyché israélienne, y compris des commentaires désinvoltes comme « donnez-leur quelque chose à perdre », équivaut à un abandon monstrueux du sens moral basique.

Une meilleure manière de le dire pourrait être qu’il faille faire croire aux Israéliens qu’ils ont quelque chose à gagner qui compenserait tout ce qu’ils pourraient perdre.

Les Israéliens – pardonnez la généralisation, il existe de nombreux types d’Israéliens avec toutes sortes de points de vue, mais le terme sert pour le moment à décrire la très grande majorité d’entre eux – ne croient pas vraiment que la politique palestinienne soit capable de leur offrir la paix. Ce n’est pas seulement un préjugé commode, c’est une croyance réelle et motrice pour la plupart des Israéliens, quand ils pensent au conflit avec les Palestiniens.

Des soldats israéliens montent la garde à proximité de la scène d’une possible attaque à la voiture bélier autour de l’implantation de Halamish en Cisjordanie, le 29 mai 2020. (Abbas Momani/AFP)

Et cette croyance est enracinée dans une longue et douloureuse expérience. Les retraits israéliens, au cours des dernières décennies, se sont presque tous terminés par des vagues de terrorisme et de violence si intenses qu’elles ont fondamentalement modifié la manière de voter des Israéliens. Après le début de la deuxième Intifada en 2000, Israël a connu le taux de participation le plus bas de son histoire. La gauche n’a pas gagné d’élections depuis 1999 à cause des centaines d’attaques terroristes qui ont frappé des villes israéliennes au cours de cette Intifada. Le débat outre-mer sur les Israéliens et les Palestiniens a tendance à oublier les effusions de sang; les Israéliens n’oublient pas.

L’important ici n’est pas seulement que les Palestiniens semblent aux Israéliens répondre aux retraits territoriaux – que ce soit ceux des accords d’Oslo dans les années 1990 ou de Gaza en 2005 – avec une violence massive. C’est que les Israéliens ne croient plus qu’un retrait puisse produire d’autres résultats que des violences massives.

Alors que l’attention du monde se concentre sur Mahmoud Abbas et son engagement en faveur de la coopération avec Israël en matière de sécurité, les Israéliens sont plus susceptibles de remarquer qu’Abbas est dans la 14e année d’un mandat de cinq ans – et n’appellera pas d’élections sachant qu’il perdrait contre le Hamas. Autrement dit, alors qu’Abbas prend un ton modéré, le Hamas est l’avenir. Le vide politique que créerait un nouveau retrait israélien serait comblé par le groupe terroriste qui a déjà fait de Gaza le champ de bataille prisonnier de sa guerre idéologique.

Et le fait que le mouvement d’Abbas du Fatah réponde au désintérêt de la cause palestinienne en essayant de se rapprocher du Hamas n’aide en rien. Le Fatah a invité le Hamas à un sommet spécial mercredi. Ce n’est pas un accident. Quand les cartes sont sur la table, le Fatah sait bien que le Hamas est la seule des factions palestiniennes qui a un récit éloquent sur la condition palestinienne. Le Hamas considère le conflit avec Israël non pas comme un conflit ethnique entre deux peuples, mais comme une version de la guerre d’Algérie contre les colonialistes français dans les années 50 et 60. C’était une guerre sanglante, enseigne le Hamas dans ses sermons et dans ses salles de classe, et plus les Français saignaient, plus vite ils se retiraient. Un récit puissant qui conseille la patience et encourage des attaques terroristes particulièrement brutales contre les Israéliens.

Image d’illustration : des manifestants palestiniens placent le drapeau du Hamas sur le tronc d’un arbre lors d’affrontements avec les forces de sécurité israéliennes dans la ville de Cisjordanie d’Al-Ram, au nord de Jérusalem, le 9 octobre 2016. (AFP Photo / Abbas Momani)

Mais c’est un récit aveugle. En se raccrochant à l’interprétation colonialiste du conflit, le Hamas a ignoré (et ignore toujours) plusieurs faits pertinents sur les Juifs israéliens, qui auraient dû lui faire remettre en question la sagesse de sa politique de belligérance permanente.

Haniyeh a refusé des milliards d’aide à Gaza et rejeté la levée du blocus, le tout au service d’une stratégie qui insiste encore – comme il le dit explicitement – sur le fait qu’Israël peut être démantelé.

Nouvelles options

La campagne mondiale de soutien aux Palestiniens aime penser qu’elle s’inspire de la campagne de l’Afrique du Sud ou du mouvement des droits civils aux USA. C’est une vanité qui lui permet, comme Haniyeh, d’éviter soigneusement les faits qui ne correspondent pas à son récit. Mais contourner les faits aboutit rarement au résultat désiré.

Les Israéliens sont vaccinés contre les boycotts et l’indignation morale hurlante des étrangers, non pas parce qu’ils sont plus courageux ou idiots que d’autres peuples réprimandés par des militants étrangers, mais parce qu’aucun boycott, aussi féroce qu’il soit, ne peut entraîner plus de pression psychologique que ce que le Hamas jure de faire à Israël après un retrait.

Des membres palestiniens des brigades
Izz ad-Din al-Qassam, le bras armé du mouvement du Hamas, lors d’une patrouille à Rafah, dans la bande de Gaza, le 27 avril 2020. (Abed Rahim Khatib/Flash90)

On peut se demander si les israéliens ont raison des leçons qu’ils tirent des échecs des retraits précédents, mais le point ici est simple : ces leçons sont ce qui s’oppose actuellement à l’indépendance palestinienne. L’obstacle le plus tenace à cette indépendance réside dans la certitude des Juifs israéliens, justifiée ou non, qu’ils n’ont que violence et douleur à gagner de davantage de retraits, et qu’ils n’ont donc pas grand-chose à perdre, relativement parlant, à refuser de le faire.

Les Palestiniens laissés pour compte par les EAU

Puis vinrent les Emiratis. Dimanche, un sondage fascinant mené par Direct Polls pour la Douzième Chaine a révélé l’effet drastique sur l’opinion et la politique israéliennes, qu’une lueur d’espoir pourrait apporter.

Lorsque questionnés explicitement pour savoir s’ils préféraient l’accord de normalisation avec les Émirats arabes unis, plutôt que l’annexion promise par le Premier ministre Benjamin Netanyahu en Cisjordanie (les Emiratis ont conditionné l’accord en contrepartie de l’arrêt de l’annexion), 77 % des Israéliens ont préféré l’accord de paix avec les Émirats arabes unis. Seulement 16,5 % étaient favorables à l’annexion.

Même parmi ceux qui se réclament de droite, l’électorat de Netanyahu, l’accord émirati remporte un franc succès, avec 64 % contre 28 %.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à son bureau de Jérusalem lors d’un appel téléphonique avec le dirigeant des Émirats arabes unis, Mohammed Ben Zayed, le 13 août 2020. (Kobi Gideon/PMO)

Bien qu’un sondage du mois de mai ait trouvé une majorité d’Israéliens – 44,7 % – en faveur de l’annexion (avec 31,8 % d’opposition), le sondage de dimanche a révélé à quel point ce soutien était faible. Seulement 16,5 % des Israéliens continuent à favoriser l’annexion alors qu’elle signifiait la perte d’un accord de normalisation, même avec un État arabe éloigné qui ne les a jamais menacés.

Les Israéliens n’avaient pas résisté à la demande d’annexion de Netanyahu, mais ne l’avaient pas non plus soutenue. C’était une proposition née de l’idéologie de droite, qui a gagné du terrain principalement parce que les Israéliens ne perçoivent aucun réel espoir sur le front palestinien.

Les Palestiniens ont perdu énormément la semaine dernière. Ils n’ont pas été « trahis », comme se sont plaints certains dirigeants de l’Autorité palestinienne, mais simplement laissés pour compte. Ils n’ont pas perdu des alliés vitaux profondément attachés à leur cause, mais des partisans ponctuels qui les soutiennent encore vaguement, mais qui sont fatigués de du caractère intraitable de leur cause.

Les dirigeants et militants palestiniens peuvent s’en vexer, mais l’initiative émiratie démontre une chose avant tout : s’ils souhaitent changer la politique et le comportement israéliens, ils doivent expliquer aux Israéliens de manière convaincante qu’un retrait n’est pas la catastrophe absolue à laquelle ils croient. Les Palestiniens doivent donner aux Israéliens quelque chose à perdre, ou plutôt quelque chose à gagner qui justifierait le risque d’abandonner une partie importante des hauts plateaux de Cisjordanie – en résumé – à un peuple qui se déclare ses ennemis acharnés.

Les Palestiniens n’ont pas grand-chose à offrir à Israël, sauf encore la seule chose que les Israéliens ont toujours voulu d’eux: la fin de la guerre d’Algérie autodestructrice du Hamas.

Si cela se produisait, les nouveaux amis d’Israël seraient probablement ravis de distribuer un aéroport, un port et 15 milliards de dollars pour ce marché – juste par soulagement.

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