Les Emirats soutiennent Macron face aux critiques
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Les Emirats soutiennent Macron face aux critiques

Pour le chef de la diplomatie émiratie, la controverse qui agite le monde musulman est surtout le résultat d'une récupération politique par le président turc Recep Tayyip Erdogan

Le ministre d'État des Affaires étrangères des Émirats Arabes Unis, Anwar Gargash, s'adresse aux journalistes à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis, le lundi 18 juin 2018. (AP/Jon Gambrell)
Le ministre d'État des Affaires étrangères des Émirats Arabes Unis, Anwar Gargash, s'adresse aux journalistes à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis, le lundi 18 juin 2018. (AP/Jon Gambrell)

Les Emirats arabes unis ont pris la défense du président français dans la polémique qui a enflé ces derniers jours dans le monde musulman à son encontre, au sujet des caricatures du prophète Mahomet.

Dans une interview parue lundi dans le quotidien allemand Die Welt, le ministre émirati des Affaires étrangères, Anwar Gargash, a rejeté l’idée selon laquelle Emmanuel Macron aurait exprimé un message d’exclusion des musulmans.

« Il faut écouter ce que Macron dans son discours a vraiment dit, il ne veut pas de ghettoïsation des musulmans en Occident et il a tout à fait raison », a-t-il déclaré.

Les musulmans doivent mieux s’intégrer et l’Etat français est en droit de chercher des moyens d’y parvenir tout en luttant contre le radicalisme et l’enfermement communautaire, a ajouté le chef de la diplomatie.

Les protestations anti-françaises dans certains pays musulmans ont éclaté en réaction aux déclarations d’Emmanuel Macron défendant le droit à la caricature au nom de la liberté d’expression.

Des piles d’exemplaires de Charlie Hebdo. (Crédit : AFP/Martin Bureau)

Il réagissait à la décapitation le 16 octobre par un islamiste d’un enseignant français qui avait montré à ses élèves des caricatures du prophète de l’islam, en plein procès de l’attentat de 2015 contre Charlie Hebdo.

Pour le ministre émirati la controverse est surtout le résultat d’une récupération politique par le chef de l’Etat turc Recep Tayyip Erdogan.

« Dès que Erdogan voit une faille ou une faiblesse, il l’utilise pour accroître son influence. C’est seulement lorsqu’on lui montre la ligne rouge qu’il se montre prêt à négocier », a ajouté M. Gargasch.

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