Les employés modestes peinent à retrouver un travail – services de l’emploi
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Les employés modestes peinent à retrouver un travail – services de l’emploi

Avec les confinements, les travailleurs qui avaient perdu leur emploi les ont retrouvés en général ; mais le lien entre les moins bien payés et le marché s'est distendu

Des Israéliens manifestent contre la situation financière et le manque d'aides  apportées par le gouvernement au carrefour Azrieli de Tel Aviv, le 29 juin 2020. (Crédit : TomerNeuberg/FLASH90)
Des Israéliens manifestent contre la situation financière et le manque d'aides apportées par le gouvernement au carrefour Azrieli de Tel Aviv, le 29 juin 2020. (Crédit : TomerNeuberg/FLASH90)

Les demandeurs d’emploi issus des classes socioéconomiques les plus défavorisées rencontrent des difficultés pour revenir sur le marché du travail, ont fait savoir, mardi, les services israéliens en charge de l’emploi.

Le nombre de chômeurs arabes n’a baissé que de 7 % contre un déclin moyen de 15 % au mois de mars dans le pays, a ajouté l’agence. Le nombre de demandeurs d’emploi, au sein de la population ultra-orthodoxe, a diminué de 14% et ce pourcentage a été de 18% parmi les Juifs non-haredim, le même mois.

Début avril, environ deux mois après le début de l’allègement des restrictions qui avaient été imposées dans le cadre du troisième confinement, l’économie israélienne a semblé reprendre ses activités et les entreprises ont rouvert leurs portes. Plus de 300 000 personnes ont alors repris le chemin du travail.

Les données de l’agence montrent, néanmoins, que le retour au travail a été corrélé de manière positive au niveau de rémunération – ainsi, le nombre d’employés touchant des salaires élevés a pu plus facilement retourner au travail.

L’une des raisons expliquant ce phénomène est que les employés les moins bien payés obtiennent actuellement des allocations-chômage presque à la hauteur de leurs salaires, selon l’agence. A contrario, plus l’écart entre les indemnités et le salaire est important, plus l’incitation à retourner travailler est forte.

« Comme nous l’avons constaté pendant toute la crise, les populations les plus vulnérables sont les segments les plus faibles de la société », a commenté dans un communiqué Rami Garor, à la tête du bureau des services de l’emploi israéliens. « Sans un effort conjoint de la part de tous les acteurs du gouvernement – pour qu’ils s’impliquent activement dans la culture du capital humain, dans l’encouragement du retour à l’emploi et dans la mise en place d’un filet de sécurité efficace susceptible de promouvoir le retour à l’emploi – les demandeurs d’emploi issus des secteurs les plus vulnérables de la population rencontreront de réelles difficultés à rejoindre la main-d’œuvre ».

Au début de la crise du coronavirus, au mois de mars 2020, tous les segments économiques avaient connu une recrudescence du chômage. Depuis la sortie du troisième confinement, le chômage des Israéliens à haut-revenu a connu une baisse de 16 %, contre 18 % pour les revenus moyens et seulement 10% pour les revenus les plus bas – ce qui est 1,5 fois plus bas que la baisse moyenne, ont révélé les données. Et le nombre de demandeurs d’emploi dans cette classe à bas revenu a donc représenté 36,2 % du total au mois de mars, contre 34,3 % au mois de février.

Les données confirment que ceux qui ont été le plus touchés par la crise économique sont les Israéliens ayant les revenus les plus bas, selon les services de l’emploi. Avec l’imposition des confinements, un grand nombre d’employés ont perdu leur gagne-pain, mais ils ont pu le retrouver lors de la sortie des confinements : un principe qui ne s’est toutefois pas appliqué aux employés les moins payés, qui ont vu se distendre leur lien avec le marché de l’emploi.

« Ils restent dans le chômage à long-terme », a indiqué le communiqué. Peut-être parce que les allocations-chômage les dissuadent de retourner au travail, peut-être parce que l’entreprise qui les embauchait a fermé ses portes et qu’ils « n’ont nulle part où revenir ».

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