Les États-Unis comptent restituer à l’Irak une tablette vieille de 3 500 ans
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Les États-Unis comptent restituer à l’Irak une tablette vieille de 3 500 ans

La tablette d'argile comporte des fragments de "l'épopée de Gilgamesh", considérée comme l'une des plus anciennes œuvres littéraires de l'humanité

Illustration : Des artefacts anciens, introduits en contrebande aux États-Unis en violation de la loi fédérale, et expédiés dans les magasins Hobby Lobby, sont présentés lors d'un événement avant le retour des objets en Irak, le 2 mai 2018, à Washington. (Crédit : Win McNamee/Getty Images/AFP)
Illustration : Des artefacts anciens, introduits en contrebande aux États-Unis en violation de la loi fédérale, et expédiés dans les magasins Hobby Lobby, sont présentés lors d'un événement avant le retour des objets en Irak, le 2 mai 2018, à Washington. (Crédit : Win McNamee/Getty Images/AFP)

Les États-Unis comptent restituer à l’Irak une tablette cunéiforme vieille de 3 500 ans considérée comme « un bien culturel volé » introduit frauduleusement sur le marché de l’art américain, a annoncé mardi le ministère de la Justice.

La tablette d’argile comporte des fragments de « l’épopée de Gilgamesh », considérée comme l’une des plus anciennes œuvres littéraires de l’humanité et qui narre les aventures d’un puissant roi de Mésopotamie en quête d’immortalité.

Un marchand d’art américain l’avait achetée en 2003 auprès d’une famille jordanienne établie à Londres, bien qu’elle soit « illisible à cause d’éléments incrustés en surface », selon des documents judiciaires.

Il l’avait ensuite expédiée aux États-Unis sans préciser aux douanes la nature du colis et l’avait vendue à des antiquaires en 2007 contre 50 000 dollars, avec un faux certificat d’origine.

Elle avait finalement été revendue en 2014 pour 1,67 million de dollars aux propriétaires de la chaîne de décoration Hobby Lobby, la famille Green, connue pour son militantisme chrétien, qui souhaitait l’exposer dans son Musée de la Bible, à Washington.

En 2017, un conservateur du musée s’était inquiété de la provenance de la tablette, jugeant les documents fournis lors de l’achat incomplet.

Des policiers l’ont saisie en septembre 2019 et un juge fédéral a validé lundi cette confiscation.

Sa décision « représente une étape importante vers le retour de ce chef d’œuvre de la littérature mondiale dans son pays d’origine », a déclaré la procureure Jacquelyn Kasulis, en charge du dossier, citée dans le communiqué du ministère de la Justice.

En juillet 2017, la société Hobby Lobby avait déjà été condamnée à restituer à l’Irak plusieurs milliers d’objets de l’époque mésopotamienne importés illégalement aux États-Unis, dont d’autres tablettes cunéiformes et des sceaux anciens.

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