Les Etats-Unis espèrent une résolution prochaine de la crise du Golfe
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Les Etats-Unis espèrent une résolution prochaine de la crise du Golfe

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte ont coupé en juin 2017 leurs liens avec le Qatar, l'accusant de soutenir les islamistes radicaux et l'Iran

David Schenker, secrétaire d'État adjoint aux affaires du Moyen-Orient des États-Unis (Avec l'aimable autorisation du Département d'État des États-Unis)
David Schenker, secrétaire d'État adjoint aux affaires du Moyen-Orient des États-Unis (Avec l'aimable autorisation du Département d'État des États-Unis)

Les Etats-Unis ont affiché mercredi leur espoir d’obtenir une résolution prochaine de la crise qui oppose depuis trois ans le Qatar à ses voisins arabes du Golfe.

« Cela bouge. J’espère qu’il s’agit d’une question de semaines », a déclaré le secrétaire d’Etat américain adjoint chargé du Moyen-Orient, David Schenker, lors d’une conférence organisée par le cercle de réflexion Brookings Institution.

Il a précisé que le gouvernement américain parlait avec tous les acteurs de cette crise, tout en soulignant qu’il restait encore des différends à régler.

« Il n’y a pas encore eu un changement radical qui nous permette d’aboutir immédiatement, mais dans nos discussions, nous constatons un petit peu plus de flexibilité », a-t-il expliqué.

L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont coupé en juin 2017 leurs liens avec le Qatar, l’accusant de soutenir les islamistes radicaux et l’Iran, leur rival régional. Ce que Doha dément.

Ryad et ses alliés avaient alors imposé un blocus économique et aérien au Qatar.

Donald Trump, qui affiche sa proximité avec les dirigeants saoudiens et émiratis, a initialement pris leur parti contre Doha, mais son administration a depuis tenté de jouer les médiateurs pour rassembler ses alliés dans un front commun contre l’Iran – sans succès à ce stade.

Le président américain a mis les bouchés doubles dans le Golfe ces dernières semaines dans l’espoir d’engranger des succès diplomatiques à l’approche de l’élection présidentielle du 3 novembre aux Etats-Unis. Il a ainsi annoncé avoir favorisé un accord « historique » entre les Emirats arabes unis et Israël, qui sera signé le 15 septembre à la Maison Blanche et prévoit la normalisation des relations entre les deux pays.

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