Les États-Unis parlent du « refus » du Hamas à l’offre de cessez-le-feu israélienne
C'est la première fois que les autorités américaines communiquent aussi clairement sur la réponse du Hamas à la dernière offre israélienne
Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

WASHINGTON – Pour la première fois, les États-Unis ont qualifié de refus la réponse donnée par le Hamas, le 11 juin dernier, à la dernière proposition israélienne d’accord sur les otages.
L’organisation terroriste « a réagi il y a de cela plusieurs semaines en refusant la proposition à l’étude », a déclaré le porte-parole du Département d’État américain, Matthew Miller, lors d’une conférence de presse.
« Ils nous ont donné une réponse écrite de refus de la proposition israélienne, que le président Biden avait présentée, que le Conseil de sécurité des Nations unies et les pays du monde entier avaient approuvée – un refus écrit assorti d’une contre-proposition du Hamas. »
Jusqu’à hier, les autorités américaines n’étaient pas allés aussi loin que leurs homologues israéliens en disant que la réponse du Hamas équivalait à un rejet.
Le Secrétaire d’État américain Antony Blinken avait critiqué cette réponse, affirmant que l’offre israélienne était sensiblement la même que celle du Hamas et que rien ne justifiait son rejet. Il avait ajouté que la réponse du Hamas comportait des changements plus ou moins réalisables.
Des médiateurs égyptiens et qataris sont intervenus auprès du Hamas ces deux dernières semaines pour tenter de rapprocher les positions du Hamas et d’Israël.
Ismail Haniyeh, le chef du groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas, a publié une déclaration suite à la mort récente de sa sœur, affirmant qu’un accord sur les otages sans garantie de cessez-le-feu et de la fin de l’offensive israélienne à Gaza n’était « pas un accord ».
« Si [Israël] pense que le fait de s’en prendre à mes proches va changer notre position ou celle de la résistance, il se trompe », peut-on lire dans ce communiqué.
Haniyeh a déjà perdu trois de ses fils.







