Les Etats-Unis peuvent déposer une déclaration classifiée dans l’affaire Pollard
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Les Etats-Unis peuvent déposer une déclaration classifiée dans l’affaire Pollard

Les avocats de la défense n’auront que l’“essentiel” des raisons aux strictes conditions de parole de l’ex-espion

Jonathan Pollard après sa libération de prison, avec son épouse Esther, le 20 novembre 2015. (Crédit : Justice for Jonathan Pollard)
Jonathan Pollard après sa libération de prison, avec son épouse Esther, le 20 novembre 2015. (Crédit : Justice for Jonathan Pollard)

Le gouvernement des Etats-Unis pourrait déposer une déclaration classifiée devant le tribunal dans le cas de la stricte limitation de parole de Jonathan Pollard, a décidé un juge fédéral.

Les avocats de Pollard, qui essaient de faire alléger les limitations, n’auront pas le droit de voir la soumission devant la cour de l’autre partie.

La juge Katherine Forrest, de la cour du district des Etats-Unis de Manhattan, a décidé lundi que le gouvernement pouvait soumettre un document classifié, mais qu’il devait « donner aux avocats de Pollard ‘l’essence ou la substance’ de sa soumission […] à un grand niveau de généralité qui ne dévoilera pas d’information classifiée », a annoncé le journal Hamodia.

Les avocats de Pollard, qui se sont vus délivrer des habilitations de sécurité par le département de la Justice pour pouvoir représenter Pollard, se sont fortement opposés à ce que le gouvernement soit autorisé à soumettre des documents secrets qu’ils n’auraient pas le droit de consulter, selon Hamodia.

Pollard, qui a été condamné à la prison à perpétuité pour avoir espionné au bénéfice d’Israël pendant qu’il travaillait comme analyste de la marine américaine, est sorti de prison en novembre en liberté conditionnelle après 30 ans, pendant lesquelles il aurait été un prisonnier modèle.

Les conditions restrictives des cinq années de libération conditionnelle de Pollard comprennent un bracelet électronique avec un suivi GPS et la surveillance de son ordinateur et de ceux de ses employés. Il est aussi assigné à domicile à New York entre 7h00 et 19h00, une condition qui l’a empêché, selon ses avocats, de garder un travail.

Pollard n’a pas non plus la permission de rejoindre son épouse, Esther, qu’il a épousée pendant qu’il était en prison, en Israël. Il est restreint dans son usage d’un ordinateur et d’internet, ce qui l’a empêché d’accepter une offre d’emploi pour devenir analyste senior dans une firme financière, selon ses avocats.

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