Les étudiants de Toronto adoptent une large définition de l’antisémitisme
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Les étudiants de Toronto adoptent une large définition de l’antisémitisme

Le déni du droit à l'auto-détermination des Juifs, l'application de doubles standards à Israël et la comparaison de ses politiques avec celles des nazis sont des éléments identifiés comme racistes

Le campus de l'Université de Ryerson à Toronto (Capture d'écran : YouTube)
Le campus de l'Université de Ryerson à Toronto (Capture d'écran : YouTube)

Le syndicat étudiant de la Ryerson University de Toronto a voté en faveur de l’adoption d’une large définition de l’antisémitisme.

Cette définition adoptée la semaine dernière comprend le déni du droit des Juifs à l’autodétermination, l’application de doubles standards pour l’état d’Israël, la comparaison des politiques israéliennes contemporaines avec celles des nazis et l’utilisation de symboles ou d’imageries associées avec des tropes classiques de l’antisémitisme, selon Bnai Brith Canada.

La définition est conforme avec celle utilisée par les gouvernements du Canada et de l’Ontario.

« Après tous les honteux incidents qui ont eu lieu sur les campus cette année, il était particulièrement important que le RSU adopte une définition robuste de l’antisémitisme », explique Tamar Jaclyn Lyons, vice présidente de la communication de l’association Students Supporting Israel à Ryerson.

« Cette définition permettra aux fanatiques de répondre de leurs actions et permettra d’empêcher de perpétrer ces actes de haine à l’avenir ».

Students Supporting Israël avait déjà tenté de convaincre les étudiants de Ryerson d’opter pour une définition similaire en 2014, mais cette initiative avait été rejetée.

Le Centre pour Israël et les Affaires juives a fait savoir qu’il n’avait pas connaissance de l’existence d’un autre syndicat étudiant qui aurait adopté le Protocole d’Ottawa comme définition de l’antisémitisme, a fait savoir le site canadien Jewish News.

Lors de l’assemblée générale semestrielle du syndicat de Ryerson, au mois de novembre, une résolution portant sur la commémoration de la semaine de l’Education sur l’Holocauste avait entraîné un débrayage de la part des membres des associations Etudiants pour la Justice en Palestine et de l’association des Etudiants musulmans. Le bureau des étudiants avait approuvé la résolution moins d’un mois plus tard.

En avril 2014, le syndicat avait voté l’adhésion au mouvement anti-israélien BDS (Boycott, Divestment and Sanctions), assorti d’une résolution qui interdisait le groupe étudiant d’entretenir des liens avec des entreprises qui font du commerce en Israël, notamment Home Depot, Costco et Sears.

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