Les Européens saluent le pacte entre Israël et Bahreïn qui « ouvre à la paix »
Rechercher

Les Européens saluent le pacte entre Israël et Bahreïn qui « ouvre à la paix »

Bruxelles et Berlin ont mentionné dans leurs communiqués leur soutien à la solution à deux Etats

De gauche à droite, le représentant spécial américain pour l'Iran,  Brian Hook, le secrétaire d'Etat américain  Mike Pompeo, le roi du Bahreïn, Hamad bin Isa Al Khalifa, le prince héritier Salman bin Hamad Al Khalifa et le conseiller à la sécurité nationale bahreïni Nasser bin Hamad Al Khalifa au palais Sakhir de Manama, au Bahreïn, le 26 août 2020 (Crédit : Bahrain News Agency via AP)
De gauche à droite, le représentant spécial américain pour l'Iran, Brian Hook, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, le roi du Bahreïn, Hamad bin Isa Al Khalifa, le prince héritier Salman bin Hamad Al Khalifa et le conseiller à la sécurité nationale bahreïni Nasser bin Hamad Al Khalifa au palais Sakhir de Manama, au Bahreïn, le 26 août 2020 (Crédit : Bahrain News Agency via AP)

Les leaders européens ont salué la décision prise par le Bahreïn de normaliser les liens avec Israël, exprimant leur espoir que cette avancée puisse aider à la paix dans la région.

Dans un communiqué, la Commission de l’Union européenne a estimé que « ces développements sont une contribution positive à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient ».

À Berlin, le ministre des Affaires étrangères, Heiko Maas, s’est réjoui de l’accord de normalisation, le qualifiant de « pas en avant important en faveur de la paix dans la région ».

Maas a déclaré avoir discuté du pacte avec son homologue barheïni Abdullatif Al Zayani lors de la visite de ce dernier à Berlin, vingt-quatre heures auparavant. Un communiqué sur cette rencontre, qui avait été émis par Manama, n’avait pas mentionné les liens avec Israël.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas fait une déclaration aux médias suite à sa rencontre avec son homologue israélien Gabi Ashkenazi, à Jérusalem, le mercredi 10 juin 2020. (AP Photo/Oded Balilty)

Vendredi, le président américain Donald Trump avait annoncé que l’Etat juif et cette minuscule monarchie du Golfe avaient accepté de normaliser leurs relations.

Cette initiative était survenue dans le sillage de la nouvelle de l’établissement de liens officiels entre les Emirats arabes unis et Israël. Bahreïn avait également semblé se rapprocher de l’Etat juif ces dernières années et a accueilli, au début de l’année, le sommet organisé par l’administration Trump, une conférence au cours de laquelle cette dernière avait fait part du volet économique de son plan de paix israélo-palestinien.

Le communiqué de l’Union européenne – tout en notant le rôle tenu par les Etats-Unis – a aussi appelé à la reprise des négociations de paix dans le cadre d’une solution à deux Etats avec les Palestiniens.

« Un règlement global du conflit arabo-israélien exige une approche régionale inclusive avec les deux parties. À cet égard, l’Union européenne continue à s’engager avec fermeté en vue d’une solution à deux Etats négociée et viable, construite sur les paramètres internationalement reconnus », a déclaré le communiqué.

Maas a pour sa part indiqué qu’il nourrissait « l’espoir que de nouvelles impulsions favorisant le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens sauront émerger de cet accord ».

« L’Allemagne et l’UE continuent à poursuivre l’objectif d’une solution à deux Etats en tant que base d’une paix juste et viable. Nous continuerons à travailler dans ce dessein », a-t-il ajouté.

Les Palestiniens ont condamné les Emirats arabes unis et Bahreïn pour ce qu’ils ont qualifié de « coup de poignard dans le dos ». Selon les dispositions de l’Initiative de paix arabe, en 2002, les membres de la Ligue arabe avaient convenu de n’établir des relations avec l’Etat juif qu’après la mise en place d’une solution à deux Etats avec les Palestiniens.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...