Les femmes reléguées « au second plan » au sein des partis, dénonce l’IWN
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Les femmes reléguées « au second plan » au sein des partis, dénonce l’IWN

Des huit partis qui devraient entrer à la Knesset après le 2 mars, seule l'alliance travaillistes-Gesher-Meretz compte deux femmes parmi ses cinq premiers candidats

La 22ème Knesset est intronisée le 3 octobre 2019. (Hadas Parush/Flash90)
La 22ème Knesset est intronisée le 3 octobre 2019. (Hadas Parush/Flash90)

Jeudi, un groupe de défense des droits des femmes a critiqué la faible présence de candidates dans les premières places des listes électorales, accusant les partis politiques de les reléguer au second plan.

Des huit partis qui devraient entrer à la Knesset après les élections du 2 mars, seule l’union Parti travailliste-Gesher-Meretz comptent deux femmes parmi ses cinq premiers candidats, alors que quatre autres partis n’en ont aucune à ces places, dont les deux principaux – le Likud et Kakhol lavan.

L’alliance nationale religieuse Yamina a cinq femmes dans ses 10 premières places, ce qui en fait la seule formation avec une représentation paritaire. Pourtant, quatre de ces femmes n’occupent que les places 7 à 10, et il n’est même pas certain que le parti obtienne autant de sièges.

« Dans la 23e Knesset, il y aura moins de femmes, en particulier dans les positions importantes. Ce sera une Knesset qui pousse les femmes dans la ‘section des femmes’, en arrière-plan », a dénoncé Michal Gera Margaliot, directrice du Réseau des femmes d’Israël, dans un communiqué.

Des membres du parti Kakhol lavan posent à la Commission centrale électoral où les partis politiques en course pour les prochaines élections israéliennes arrivent présenter leur liste de parti à la Knesset, le parlement israélien à Jérusalem, le 15 janvier 2020. (Photo par Olivier Fitoussil/Flash90)

Gera Margaliot explique que de nombreuses candidates ont été placées à des positions irréalistes et en marge, tout en soulignant que deux partis – les ultra-orthodoxes Shas et Yahadout HaTorah – sont idéologiquement opposés à inclure des femmes dans toutes leurs listes électorales.

Elle a également déclaré que malgré le mouvement #MeToo et un plus grand intérêt porté à la question de l’égalité des sexes, il y avait une « érosion significative » de la représentation féminine dans des rôles publics importants.

« L’exclusion des femmes des sphères publiques, simplement parce que ce sont des femmes, concerne désormais des domaines où cela n’avait jamais été le cas auparavant », a noté Gera Margaliot.

En septembre, 29 femmes ont été élues à la Knesset, soit le même record que les élections d’avril dernier (la 21e Knesset) et en 2015 (la 20e).

La Première ministre Golda Meir lors d’une conférence de presse à l’ambassade israélienne à Rome, le 15 janvier 1973. (AP Photo/Giuseppe Anastasi)

Le nombre total de femmes ayant siégé dans la 20e Knesset s’est finalement élevé à 36, après que sept députées sont entrées au Parlement en guise de remplaçante.

Israël compte une seule femme Premier ministre dans son histoire, Golda Meir, qui a dirigé le pays de 1969 à 1974.

La ministre de la Culture Miri Regev du Likud et la députée de Yamina Ayelet Shaked, les deux principales élues actuellement à la Knesset, ont toutes les deux déclaré qu’elles espéraient un jour occuper la fonction.

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