Les hommes qui refusent le divorce ne pourront bientôt plus se cacher
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Les hommes qui refusent le divorce ne pourront bientôt plus se cacher

Une nouvelle base de données israélo-européenne va lister les maris qui ne permettent pas à leurs femmes de les quitter

Manifestants de l'organisation Agunot devant le ministère de la Justice à Jérusalem, en 2011. Illustration. (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)
Manifestants de l'organisation Agunot devant le ministère de la Justice à Jérusalem, en 2011. Illustration. (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)

Des rabbins orthodoxes en Israël et en Europe ont récemment annoncé un plan de création d’une base de données commune qui va contenir les informations d’identité des hommes juifs qui refusent de permettre à leurs femmes d’obtenir un divorce religieux.

Dans le judaïsme, les femmes qui ne reçoivent pas le guet, ou acte de divorce religieux, des mains de leurs maris sont appelées agunot ou « femmes enchaînées », car elle ne peuvent se remarier selon la loi juive orthodoxe. Tout enfant qui naîtrait hors de cette union se verrait interdire de se marier selon la loi religieuse orthodoxe.

Les juges religieux ne disposent pas de l’autorité pour annuler les mariages des maris récalcitrants.

Il existe déjà une base de données contenant près de 180 noms d’hommes refusant de permettre à leurs épouses d’obtenir un divorce en Israël, base de données qui inclut ceux qui n’ont pas la citoyenneté. En outre, selon la loi israélienne, le rabbinat peut prendre des mesures contre ceux qui refusent le guet.

La nouvelle base de données a pour but d’empêcher que des hommes fuient Israël et choisissent l’Europe comme résidence, ce qui est très courant ; comme l’a affirmé au quotidien Haaretz le rabbin Eliyahu Maimon, directeur du Département pour les Agunot du tribunal rabbinique israélien.

« En partageant cette information par le biais de cette nouvelle base de données, nous espérons empêcher que ces hommes ne se sentent les bienvenus où que ce soit », a ajouté Maimon.

La base de données israélienne va maintenant être intégrée dans un stock beaucoup plus large d’informations fournies par les 30 tribunaux rabbiniques situés en Europe.

Maimon a affirmé que l’extension à l’Europe était juste un premier pas, alors même qu’un plan pour inclure les tribunaux rabbiniques américains est en train d’être élaboré.

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