Les manifestants d’Amona dessinent des croix gammées sur les murs de la synagogue
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Les manifestants d’Amona dessinent des croix gammées sur les murs de la synagogue

Le sol du lieu de culte, où les manifestants de l’avant-poste illégal s’étaient barricadés, était jonché de pneu et de débris

Un policier marchant à l'intérieur de la synagogue d'Amona où les jeunes se sont barricadés avant d'être expulsés le 2 février 2017 (Crédit : AFP PHOTO / Thomas COEX)
Un policier marchant à l'intérieur de la synagogue d'Amona où les jeunes se sont barricadés avant d'être expulsés le 2 février 2017 (Crédit : AFP PHOTO / Thomas COEX)

Les 60 jeunes qui se sont barricadés dans la synagogue d’Amona, jeudi, ont laissé derrière eux une scène de dévastation dans le lieu de culte, dont des croix gammées et d’autres graffitis dessinés sur les murs et critiquant la police israélienne.

Alors que les forces de sécurité franchissaient les barrières qui avaient été érigées pour les empêcher de rentrer, les manifestants ont lancé des extincteurs, des pierres, des bouteilles et d’autres objets sur les forces de sécurité avant d’être traînés dehors.

Quelque 17 policiers et plusieurs manifestants ont été blessés lors des affrontements qui ont suivi.

À l’intérieur de la synagogue, le sol était jonché de pneus, d’emballages de nourriture, de flaques d’eau et d’autres débris. À certains endroits, des trous avaient été percés dans les murs.

Des bibliothèques remplies de livres de prières et de textes juifs avaient été aménagées de sorte qu’elles servent de barricades. Beaucoup de livres ont été jetés au sol, souillés par l’eau et la boue.

Les murs étaient enduits de boue et des tags visant les forces de sécurité, y compris une croix gammée, étaient inscrits dessus.

Le dessin, qui parodiait le logo de la police israélienne, montre une croix gammée et le nom de la police d’Israël a été transformé en « police d’Ismaël », en référence au personnage biblique, fils d’Abraham.

Les graffitis et la croix gammées sur le mur de la synagogue d'Amona après que des jeunes se soient barricadés avant d'être expulsés le 2 février 2017 (Crédit : AFP PHOTO / Thomas COEX)
Les graffitis et la croix gammées sur le mur de la synagogue d’Amona après que des jeunes se soient barricadés avant d’être expulsés le 2 février 2017 (Crédit : AFP PHOTO / Thomas COEX)

D’autres tags disaient : « Mort aux sionistes » et « Sionistes, attendez, votre jour viendra ».

Alors que certains graffitis étaient clairement des signes de protestation, d’autres images semblaient juste être du vandalisme juvénile, comme l’inscription « la nation veut du Milky », se référant à la crème au chocolat populaire en Israël.

Le député Moti Yogev (HaBayit HaYehudi) a appelé la police à « traduire en justice » les manifestants qui ont dessiné la croix gammée.

« Quiconque écrit ‘mort aux sionistes’ et dessine une croix gammée sur les murs d’une synagogue s’exclut d’Israël », a déclaré Yogev dans un communiqué.

Moti Yogev, député du parti HaBayit HaYehudi. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Moti Yogev, député du parti HaBayit HaYehudi. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

« C’est une honte qui devrait être étudiée, et le criminel devrait être traduit en justice », at-il dit.

Mercredi, Yogev avait rendu visite aux manifestants d’Amona pour les soutenir.

Au total, 57 personnes, pour la majorité des membres des forces de l’ordre, ont été légèrement blessées lors des opérations d’évacuation d’Amona mercredi et jeudi. Ils ont été conduits dans des hôpitaux de Jérusalem, selon le Magen David Adom. Parmi les blessés, 42 étaient des policiers et des agents de la police des frontières, et 15 étaient des manifestants.

La plupart des victimes souffraient d’hypothermie ou de légères contusions. Un agent de police a été victime de brûlures après qu’une substance chimique a touché son visage.

Le porte-parole de l’Hôpital Hadassah a précisé que l’épaule d’un autre officier a été démise lors des affrontements avec des manifestants.

La police israélienne en train de mettre un résident d'une implantation dans un autobus après avoir été expulsé de l'avant-poste de l'implantation d'Amona le deuxième jour d'une opération de police israélienne pour évacuer l'avant-poste, le 2 février 2017, (Crédit : AFP PHOTO / Thomas COEX)
La police israélienne en train de mettre un résident d’une implantation dans un autobus après avoir été expulsé de l’avant-poste de l’implantation d’Amona le deuxième jour d’une opération de police israélienne pour évacuer l’avant-poste, le 2 février 2017, (Crédit : AFP PHOTO / Thomas COEX)

Plusieurs manifestants ont également été soignés, la plupart pour les ecchymoses et certains pour hypothermie légère, a ajouté l’hôpital.

Plusieurs des jeunes, qui ont été sortis de force de la synagogue, ont par la suite brisé des fenêtres du bus où ils ont été placés et d’où ils ont essayé de s’échapper.

Un porte-parole de l’implantation a déclaré qu’aucune des personnes à l’intérieur de la synagogue n’était d’Amona. Cependant, un certain nombre de résidents d’Amona, y compris le rabbin de l’avant-poste Yair Frank et le chef de la communauté Avichai Boaran, étaient à l’intérieur de la synagogue au moment des affrontements entre manifestants et la police.

Le porte-parole, lorsqu’on l’a mis devant les faits, a admis qu’un certain nombre de résidents étaient dans le bâtiment, mais a dit qu’ils étaient là « dans l’intention de convaincre [les manifestants] de partir sans violence ».

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