Moti Yogev : attaquer les forces de sécurité est une profanation du nom de Dieu
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Moti Yogev : attaquer les forces de sécurité est une profanation du nom de Dieu

Le député de HaBayit HaYehudi veut que les vandales qui ont dessiné une croix gammée sur la synagogue d'Amona et comparé la police israélienne aux nazis soient jugés

Moti Yogev, député du parti HaBayit HaYehudi. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Moti Yogev, député du parti HaBayit HaYehudi. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Moti Yogev, député de HaBayit HaYehudi, a condamné jeudi les manifestants qui ont attaqué la police pendant l’évacuation de la synagogue de l’avant-poste d’Amona, en Cisjordanie, affirmant que de tels actes étaient une « profanation du nom de Dieu. »

« La question centrale est de savoir si un acte sanctifie le nom de Dieu ou profane le nom de Dieu », a-t-il déclaré selon le site d’information Walla.

« La démolition de l’implantation d’Amona est sans aucun doute une profanation du nom de Dieu, et il faut s’y opposer. Mais lever la main sur un soldat ou un policier, et le comportement violent de certains dans la synagogue, contre nos frères de la police et la sainteté d’une synagogue, sont une profanation du nom de Dieu. »

Le député du parti HaBayit HaYehudi a ajouté que la police devait « présenter à la justice » les manifestants qui ont dessiné une croix gammée sur les murs de la synagogue.

Pendant l’évacuation, des manifestants ont dessiné un graffiti sur la synagogue, notamment une image qui comparait la police aux nazis, et ont écrit les mots « mort aux sionistes ».

Un graffiti retrouvé sur la synagogue de l'avant-poste d'Amona, en Cisjordanie, représentant une croix gammée et les mots "police d'Ishmaël", une référence au fils d'Abraham qui serait l'ancêtre des Arabes d'aujourd'hui, le 2 février 2017. (Crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)
Un graffiti retrouvé sur la synagogue de l’avant-poste d’Amona, en Cisjordanie, représentant une croix gammée et les mots « police d’Ishmaël », une référence au fils d’Abraham qui serait l’ancêtre des Arabes d’aujourd’hui, le 2 février 2017. (Crédit : capture d’écran Deuxième chaîne)

Le dessin, qui parodiait le logo de la police israélienne, montre une croix gammée et le nom de la police d’Israël a été transformé en « police d’Ismaël », en référence au personnage biblique, fils d’Abraham, qui serait l’ancêtre des musulmans.

« Quiconque écrit ‘mort aux sionistes’ et dessine une croix gammée sur les murs d’une synagogue s’exclut d’Israël », a déclaré Yogev dans un communiqué.

« C’est une honte qu’il doive y avoir une enquête à ce sujet, et le criminel doit être présenté à la justice », a-t-il ajouté.

Mercredi, Yogev avait rendu visite aux manifestants d’Amona pour les soutenir.

Avant l’évacuation de la synagogue de l’avant-poste, dernier bâtiment encore occupé, les manifestants barricadés ont prononcé les dernières prières quand les policiers les ont expulsés par la force.

L’avant-poste, construit sur des terrains palestiniens privés, a été évacué après une ordonnance de démantèlement de la Haute cour de justice.

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