Israël en guerre - Jour 145

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Les membres de HaMahane HaMamlahti absents à la réunion du cabinet

Cette absence est due aux "récents heurts" au sein du cabinet, selon Chili Tropper ; Benny Gantz a fustigé Netanyahu pour les attaques de la coalition contre l'armée

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, lors de la rencontre du cabinet à la Kirya, siège de Tsahal, à Tel Aviv, le 7 janvier 2023. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, lors de la rencontre du cabinet à la Kirya, siège de Tsahal, à Tel Aviv, le 7 janvier 2023. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Quelques jours seulement après une réunion qui devait se consacrer à la question de l’après-guerre à Gaza et qui s’est terminée dans la fureur et les récriminations, trois ministres du parti HaMahane HaMamlahti de Benny Gantz ont décidé de ne pas assister à la réunion du cabinet de dimanche, une illustration des tensions croissantes entre les factions constituant le cabinet de guerre du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Gantz, Gadi Eisenkot et Chili Tropper — qui appartiennent tous au parti centriste Kakhol lavan, au sein de l’alliance HaMahane HaMamlahti – ne se sont pas présentés à la réunion hebdomadaire des ministres, dimanche. Les médias israéliens ont déclaré que cette absence était motivée par le fait qu’aucune discussion substantielle sur des dossiers liés à la guerre n’était prévue à l’ordre du jour.

S’exprimant dimanche au micro de la Radio militaire, Tropper a indiqué qu’il n’avait pas été à la réunion en raison de la dernière rencontre du cabinet de sécurité, jeudi – une rencontre au cours de laquelle Herzi Halevi, le chef d’état-major de Tsahal, avait été attaqué de manière répétée par les ministres de droite en raison du projet de l’armée d’ouvrir une enquête sur ses propres erreurs en amont de l’attaque meurtrière du Hamas, le 7 octobre.

« C’est en lien avec les heurts qui sont survenus au cabinet », a dit Tropper. « Nous nous en tenons exclusivement aux questions relatives à la guerre. Ce n’est pas facile pour nous d’être au gouvernement ».

Prenant la parole sur la chaîne publique Kan, Tropper a aussi indiqué ne pas savoir « combien de temps nous resterons au gouvernement ; je sais seulement que nous y sommes entrés dans l’intérêt du pays et que notre sortie sera également liée à l’intérêt du pays ».

La rencontre de jeudi, qui devait être initialement consacrée aux plans envisagés pour l’après-guerre à Gaza, s’était terminée par un échange de propos virulents entre les ministres et les responsables de l’armée israélienne mis en cause par les politiciens. Gantz avait rapidement réagi, disant à Netanyahu qu’il devait faire un choix entre l’unité et la politique politicienne.

Le ministre du cabinet de guerre Benny Gantz faisant une déclaration le 4 janvier 2024. (Crédit : Autorisation)

Affirmant que le Premier ministre était responsable de ces scènes peu glorieuses, Gantz avait dit, dans une vidéo, qu’il revenait à Netanyahu de corriger les erreurs commises et dénonçant « une attaque relevant de la politique politicienne au beau milieu d’une guerre ».

« Le cabinet devait discuter de processus stratégiques qui auront un impact sur la poursuite de la campagne et sur notre sécurité à l’avenir. Cette discussion n’a pas eu lieu et c’est le Premier ministre qui en est responsable », avait continué Gantz. « Cela relève de sa responsabilité de rectifier cela, de faire également un choix – l’unité et la sécurité ou la politique politicienne. Et si ce qui est important, c’est la sécurité et l’unité, alors nous devons organiser une rencontre déterminante pour la continuation des combats et nous devons le faire rapidement. »

Avant la querelle de la semaine dernière, Gantz s’était aussi disputé avec le gouvernement suite à la décision prise par le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, de ne pas prolonger le mandat de la cheffe du Service israélien des prisons, Katy Perry – une initiative qui, selon le leader de HaMahane HaMamlahti, était susceptible de porter atteinte à la sécurité.

Évoquant le sujet, à la fin du mois dernier, Gantz avait fait savoir que « nous ne sommes pas au gouvernement pour y rester mais de manière à remporter » la guerre.

Malgré les tensions croissantes, Gantz a paru prendre la défense de Netanyahu dans la journée de dimanche suite à la publication d’un reportage, dans le Washington Post, qui a laissé entendre que le Premier ministre pourrait lancer une guerre contre le groupe terroriste du Hezbollah, au Liban, dans le but d’améliorer son statut politique mis à mal.

« La seule considération prise en compte [face à la situation dans le nord du pays] est la sécurité d’Israël et rien d’autre. C’est le devoir que nous avons à l’égard de notre pays et à l’égard de nos citoyens », a écrit Gantz dans un post sur X, anciennement Twitter.

Au début de la réunion hebdomadaire du cabinet, dimanche, Netanyahu a semblé se référer aux fractures dans son gouvernement, disant « qu’il est nécessaire de mettre de côté toute autre considération et de continuer, ensemble, jusqu’à la victoire absolue ».

Jacob Magid et le Times of Israel ont contribué à cet article.

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