Les ministres rejettent les accusations d’inaction à Gaza
Rechercher

Les ministres rejettent les accusations d’inaction à Gaza

Le Premier ministre intérimaire dément une trêve. Lapid dit qu'il faut restaurer la dissuasion et transmettre un message clair au Hamas. Pour Kahlon, Bennett politise la situation

Une maison de la ville de Sderot, dans le sud du pays, touchée par un obus issu d'une roquette lancée par les groupes terroristes de la bande de Gaza, le 25 mars 2019 (Crédit : Meital Adri/Sderot Online)
Une maison de la ville de Sderot, dans le sud du pays, touchée par un obus issu d'une roquette lancée par les groupes terroristes de la bande de Gaza, le 25 mars 2019 (Crédit : Meital Adri/Sderot Online)

Le ministre du Tourisme Yarin Levin, qui assume la fonction de Premier ministre intérimaire jusqu’au retour de Netanyahu qui a interrompu son déplacement aux Etats-Unis, a défendu mardi le gouvernement qui est accusé de ne pas avoir pris d’action suffisamment forte contre le terrorisme émanant de la bande de Gaza.

« Il est clair qu’il n’y a pas de cessez-le-feu », a dit Levin au site Ynet après une escalade des tensions qui a commencé par une attaque à la roquette qui s’est abattue sur une habitation du centre d’Israël, aux premières heures de lundi, faisant sept blessés, et qui a duré toute la journée et mardi jusqu’à l’aube. « Nous répondrons à chaque agression et très certainement en cas d’escalade. Le feu répondra au feu. Nous entreprendrons toute action nécessaire pour nous assurer que l’escalade à laquelle nous avons assisté sera stoppée ».

« Nous sommes à la veille d’élections et c’est une période très sensible », a-t-il ajouté. « Les leaders du Hamas doivent comprendre que le prix qu’ils auront à payer sera sans précédent ».

Le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan a pour sa part déclaré à la radio militaire que le scrutin du 9 avril n’entrerait pas en compte dans une décision portant sur une éventuelle action militaire.

Le ministre du Tourisme, Yariv Levin, prend la parole lors de la 15e Conférence annuelle du groupe « Besheva » à Jérusalem, le 12 février 2018. (Hadas Parush/Flash90)

« Le Hamas a affirmé qu’il ferait des avancées avant les élections, et il se trompe. Il n’est pas nécessaire de reporter le jour du scrutin mais il est nécessaire que nos ennemis comprennent clairement que les élections ne seront pas prises en considération si nous devons prendre une décision », a dit Erdan.

Yair Lapid, numéro deux du parti Kakhol lavan, a indiqué mardi que c’était à l’Etat juif et non au Hamas de décider du moment opportun de la mise en place d’un cessez-le-feu.

« Une organisation terroriste ne définira pas notre ordre du jour », a-t-il dit au micro de la radio militaire en évoquant l’annonce par le groupe terroriste d’une trêve avec Israël, lundi en fin de journée.

« Il faut permettre à l’armée de remettre en place la dissuasion et d’envoyer un message clair au Hamas : Pas d’attaque contre les citoyens israéliens, où que ce soit dans le pays », a écrit Lapid sur Twitter après que les lancements de roquettes contre les communautés frontalière de Gaza ont continué dans la nuit.

Le ministre des Finances Moshe Kahlon a fustigé pour sa part le ministre de l’Education Naftali Bennett (HaYamin HaHadash) dans la matinée de mardi, après que ce dernier a averti qu’un cessez-le-feu avec le Hamas serait une « honte » pour Israël, donnant « un soutien étrange au terrorisme ».

Son communiqué a été diffusé peu après que le groupe terroriste du Hamas, qui contrôle Gaza, a annoncé avoir accepté une trêve avec Israël négociée par l’Egypte. Cependant, quelques heures plus tard, de nouvelles roquettes ont été lancées sur Israël et l’armée israélienne a mené des frappes sur l’enclave palestinienne. Bennett a déclaré qu’il « ferait tout son possible pour éviter que cette honte se produise ».

« La démolition d’un autre immeuble vide affaiblit davantage le pouvoir dissuasif d’Israël et nous amènera encore plus de roquettes », a-t-il dit, en référence aux efforts menés par Israël pour éviter de faire des morts dans ses représailles, afin d’éviter une escalade.

Il a ajouté qu’il « n’y a aucun pays au monde qui ne ferait pas payer le prix quand des tirs de roquettes sont dirigés contre ses citoyens et dans aucun pays au monde, le sang de ses citoyens est aussi méprisé que ce que nous avons vu ces derniers jours ».

Robert Wolf, à droite, dont l’habitation dans le village de Mishmeret, dans le centre du pays, a été détruite par une attaque à la roquette tirée depuis Gaza, parle au ministre des Finances Moshe Kahlon, à gauche, venu visiter les lieux (Capture d’écran vidéo/Israel Hayom)

« Les citoyens israéliens attendent de leurs dirigeants qu’ils soutiennent l’armée et les forces de sécurité. Ce n’est pas le moment d’exploiter des opportunités politiques », a dit Kahlon dans un communiqué, ajoutant que toutes les options militaires restaient sur la table et saluant les résidents du sud pour leur « fermeté face à un terrorisme sans fin »

La cheffe du parti du Meretz de gauche, Tamar Zandberg, a réclamé un cessez-le-feu durable et stable durant une visite réalisée dans les communautés frontalières de Gaza.

« J’appelle le gouvernement à mettre en place un cessez-le-feu stable et à immédiatement chercher un accord élargi qui comprendra la restauration de la bande de Gaza, la levée du blocus et l’ouverture de négociations pour trouver une solution politique. C’est le seul moyen qui nous est offert pour sauver des vies », a-t-elle dit.

Le leader de l’alliance de l’Union des partis de droite, Rafi Peretz, qui vit dans la communauté de Naveh, située à proximité de la frontière de Gaza, a posté mardi matin une vidéo dans laquelle il a réclamé que les frappes contre le Hamas ne soient pas interrompues.

« Il y a eu quelques déclenchements de sirènes pendant la nuit. Nous nous sommes réveillés en ce jour nouveau et j’apporte mon soutien à l’armée israélienne pour que des frappes intensives contre le Hamas continuent jusqu’à ce que nous retrouvions la tranquillité et nos capacités de dissuasion », a-t-il indiqué.

Les forces de sécurité israéliennes inspectent une maison frappée par une roquette tirée depuis la bande de Gaza dans la ville de Mishmeret, dans le centre d’Israël, le 25 mars 2019 (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)
En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...