Les ministres veulent insuffler une nouvelle vie à l’Internet à fibre optique
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Les ministres veulent insuffler une nouvelle vie à l’Internet à fibre optique

Réduire l'engagement de l'infrastructure à seulement 40 % du pays ouvre la voie à des investissements vitaux des fournisseurs de services de téléphonie mobile

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Image illustrant un employé de Israël Electricity Corporation soulevé par une grue au niveau d'un poteau de services publics pour effectuer des travaux de maintenance le 10 juin 2013. (Flash 90)
Image illustrant un employé de Israël Electricity Corporation soulevé par une grue au niveau d'un poteau de services publics pour effectuer des travaux de maintenance le 10 juin 2013. (Flash 90)

Dimanche, les ministres ont approuvé une mesure visant à revitaliser un projet déficient visant à mettre en place des infrastructures pour l’Internet à haut débit par fibre optique dans tout le pays, ouvrant la voie à un investissement majeur dans l’entreprise en difficulté.

Les ministres ont appuyé la proposition du ministre des Communications Ayoub Kara, pour assouplir les termes d’une licence accordée à une filiale de la compagnie nationale d’électricité israélienne, et lui permettre de fournir les fibres optiques à seulement 40 % des ménages situés dans les grandes villes plutôt que dans l’ensemble du pays.

Cette mesure, plus modeste, était une condition demandée par la société de communications Cellcom, qui avait proposé d’acheter 60 % de la filiale Israel Broadcasting Company, pour maintenir à flot l’entreprise en difficulté.

IBC a été créé en 2013 pour mettre en œuvre un plan gouvernemental visant à accélérer la vitesse de l’internet dans le pays par la fibre optique, une méthode qui utilise les signaux lumineux transmis par des câbles plutôt que par l’électricité. Les fibres optiques peuvent proposer des vitesses de téléchargement de plusieurs gigaoctets par seconde, comparées aux vitesses actuelles, mesurées en dizaines de mégaoctets par seconde.

Le plan envisageait qu’IBC installe des fibres optiques le long des câbles électriques existants de la compagnie d’électricité, économisant ainsi le coût énorme de la création d’une infrastructure séparée.

Cependant, jusqu’à présent, IBC n’a réussi à connecter que 150 000 foyers au nouveau système.

« Après un examen approfondi, des ajustements nécessaires ont été faits pour faire fonctionner la mesure et ont été approuvés par le gouvernement, permettant ainsi aux citoyens du pays d’utiliser la fibre optique », a déclaré Kara dans un communiqué publié par le quotidien Israel Hayom.

Kara a noté que, selon les chiffres de l’OCDE, le taux d’installation des systèmes à fibres optiques en Israël est « négligeable ».

« Le processus approuvé par le gouvernement permettra la navigation à grande vitesse pour les citoyens du pays …. et positionnera le pays au premier rang des pays bénéficiant d’un réseau de fibre optique », a déclaré le ministre.

Le ministre des Communications, Ayoub Kara, assiste à une conférence de presse dans la ville de Safed, dans le nord du pays, le 10 juillet 2018. (David Cohen / Flash90)

Selon le quotidien financier Calcalist, Cellcom devrait également exiger une réduction du prix des services de pose de lignes et d’installation effectués par IBC.

Bien que le fournisseur de télévision par cable HOT et la compagnie de téléphone nationale Bezeq aient déjà obtenu des licences pour installer des systèmes à fibre optique, dans le but d’encourager la concurrence et de promouvoir le déploiement de la technologie, seules quelques villes bénéficient du système. Parmi elle, Tel-Aviv, Ramat Gan, Haïfa, Raanana et Netanya.

Selon Calcalist, le ministère des Communications espère que cette décision incitera les principaux acteurs du secteur de la fibre optique à accélérer leurs opérations en raison de la concurrence engendrée.

Selon les estimations, Bezeq aurait installé des câbles à fibres optiques dans 70 % des foyers du pays, mais n’a pas installé la technologie nécessaire pour se connecter, selon le rapport.

Le mois dernier, un service comparatif à haut débit basé au Royaume-Uni a publié son classement annuel de vitesse Internet dans lequel Israël avait glissé de 10 places pour se classer au 70ème rang sur 200 pays vérifiées en termes de bande passante moyenne.

Le rapport a constaté que la vitesse de téléchargement moyenne en Israël est d’environ 7,64 mégaoctets par seconde, contre 7,2 Mbps en 2017. Singapour est premier avec 60,39 Mbps, tandis que les États-Unis se classent 20ème avec 25,86 Mbps.

Les réseaux à fibres optiques sont actuellement la méthode commerciale la plus rapide pour les données. Les câbles à fibres optiques, généralement en verre ou en plastique, ont une bande passante plus large que les câbles en cuivre qu’ils sont censés remplacer, et peuvent également transmettre des signaux à des vitesses beaucoup plus élevées et délivrer des signaux de données sans faiblir. Ce qui les rend optimales pour la vidéo et autres contenus de divertissement.

David Shamah a contribué à cet article.

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