Rechercher

Les négociateurs du Hamas seraient prêts à assouplir leurs exigences – responsables

Selon un diplomate arabe, les divergences restent importantes, notamment le désarmement du Hamas ; les responsables de la sécurité devraient exhorter les dirigeants politiques à soutenir l'accord de trêve de 60 jours

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Des manifestants protestant pour la libération des otages retenus dans la bande de Gaza, devant les quartiers généraux de l'armée de la Kirya, à Tel Aviv, le 12 août 2025. (Crédit : Flash90)
Des manifestants protestant pour la libération des otages retenus dans la bande de Gaza, devant les quartiers généraux de l'armée de la Kirya, à Tel Aviv, le 12 août 2025. (Crédit : Flash90)

Cette semaine, les négociateurs du groupe terroriste palestinien du Hamas au Caire ont fait part de leur volonté de revenir sur les exigences qu’ils avaient formulées le mois dernier et qui avaient conduit à l’échec des négociations sur les otages à Doha, ont déclaré vendredi au Times of Israel un responsable israélien et un diplomate arabe proche du dossier.

Les médiateurs arabes ont transmis cette information à Israël, mais Jérusalem a répondu qu’elle n’était pas intéressée par un nouveau cessez-le-feu partiel et qu’elle n’était disposée à renoncer à son plan de prise de contrôle de Gaza-City que si le Hamas acceptait toutes ses exigences pour mettre fin à la guerre, a déclaré le responsable israélien.

Ces exigences comprennent la libération des 50 otages restants, le désarmement du groupe terroriste palestinien et la démilitarisation de la bande de Gaza.

Cependant, les divergences sur ces questions sont très importantes, notamment en ce qui concerne le désarmement du Hamas. Les médiateurs arabes estiment en effet qu’il s’agit d’une « pilule empoisonnée » destinée à faire capoter les pourparlers, car cela nécessiterait probablement la poursuite d’opérations militaires israéliennes intensives à Gaza afin de vérifier que cette mesure est respectée, a déclaré le diplomate arabe.

Les médiateurs arabes préfèrent une approche progressive pour traiter la question des armes du groupe terroriste palestinien, similaire au système en place au Liban. Les pays arabes sont prêts à fournir des troupes pour cette opération, à condition que l’Autorité palestinienne (AP) les y invite, a rappelé le diplomate.

Cependant, Israël a posé comme condition à la fin à la guerre l’exclusion de l’AP de tout rôle de gouvernance à Gaza, ce qui empêcherait de facto la mise en oeuvre de l’initiative arabe.

Des soldats de l’armée israélienne en opération dans le quartier de Zeitoun, à Gaza-City, sur une photo diffusée le 15 août 2025. (Crédit : Armée israélienne)

Malgré l’opposition de Jérusalem, les médiateurs égyptiens et qataris prévoient de reprendre les pourparlers avec le Hamas samedi afin d’obtenir l’accord définitif du groupe terroriste sur une proposition actualisée, beaucoup plus proche de celle approuvée par les États-Unis et Israël le mois dernier.

Bien que cet accord soit qualifié de partiel, le diplomate arabe a souligné qu’il pourrait déboucher sur un cessez-le-feu permanent si les négociations prévues pendant la trêve de 60 jours étaient menées à bien. Au cours de cette période de deux mois, 10 otages encore en vie et 18 corps devraient être libérés en échange d’un nombre convenu de prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël.

Les États-Unis et Israël ont rappelé leurs négociateurs de Doha le mois dernier en raison de leur frustration face aux exigences du Hamas concernant l’étendue du retrait militaire israélien de Gaza, les mécanismes d’aide humanitaire qui seront mis en place pendant la trêve et le nombre de prisonniers palestiniens détenus pour des raisons de sécurité qu’il exigeait, a déclaré le responsable israélien.

Si le groupe terroriste palestinien donne son accord définitif à une proposition assouplie qui sera présentée dans les prochains jours, les médiateurs la soumettront à Israël, obligeant ainsi le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, à décider s’il revient sur ses déclarations selon lesquelles il n’acceptera plus d’accords partiels.

S’il accepte de revenir sur ses déclarations, les parties devront encore tenir un autre cycle de pourparlers pour s’entendre sur les prisonniers palestiniens détenus pour des raisons de sécurité qui seront libérés dans le cadre de l’accord, a précisé le diplomate arabe.

Le responsable israélien a déclaré que les responsables de la sécurité allaient probablement exhorter les dirigeants politiques à accepter l’accord, car celui-ci garantirait la libération d’au moins dix otages encore en vie, alors que la prise de contrôle de Gaza-City risquerait de mettre en danger la vie de certains d’entre eux, sans aucune garantie que la pression militaire conduise le Hamas à capituler.

Selon le responsable israélien, Netanyahu estime actuellement que le groupe terroriste palestinien cherche à gagner du temps en exprimant aux médiateurs son intérêt pour un accord partiel, alors qu’il n’est pas sérieux et que seule la pression militaire permettra d’obtenir la libération de tous les otages restants.

Parallèlement, la chaîne N12 a rapporté que Netanyahu avait reçu un document « important » provenant de ce qu’elle a qualifié de source « professionnelle » impliquée dans les négociations, dans lequel le Hamas exprime par écrit sa volonté de parvenir à un accord partiel, alors qu’il avait longtemps insisté sur le fait qu’il ne relâcherait d’autres otages qu’en échange d’un engagement préalable d’Israël à un cessez-le-feu permanent.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’exprimant lors d’une conférence de presse, depuis son bureau, à Jérusalem, le 10 août 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Alors que le Hamas semblait avoir renoncé à cette exigence au début de l’été, ses demandes ultérieures ont été rejetées par Israël et les États-Unis, ce qui a conduit à l’échec des pourparlers.

Selon le diplomate arabe, Israël aurait formulé en juin de nouvelles exigences concernant l’étendue de son retrait, ce qui aurait ralenti les négociations, avant que les États-Unis ne parviennent finalement à convaincre Netanyahu de revenir sur ses positions. Mais à ce moment-là, le Hamas est revenu avec de nouvelles exigences et la fenêtre d’opportunité pour un accord a été manquée, a ajouté le diplomate.

Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent toujours 50 otages, dont 49 des 251 personnes enlevées par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023.

Parmi eux se trouvent les corps d’au moins 28 personnes dont le décès a été confirmé par l’armée israélienne, et 20 seraient encore en vie. Les autorités israéliennes ont fait part de leurs vives inquiétudes concernant le sort de deux autres personnes. Le Hamas détient également le corps d’un soldat de Tsahal tué à Gaza en 2014.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.